NETTALI.COM – Du pionnier Joel Camargo au début des années 1970 à Neymar, les joueurs brésiliens ont rythmé les 50 ans d’existence du PSG, écrivant certaines des plus belles pages de l’histoire du club français, à l’image de l’épopée en Ligue des champions à Lisbonne.

En inscrivant in extremis le but égalisateur contre l’Atalanta Bergame (2-1) en quart de finale de C1, puis en ouvrant la voie vers la finale de l’édition 2020 contre Leipzig d’un nouveau but en demi-finale (3-0), Marquinhos a perpétué une tradition aussi ancienne que singulière.

Après Rai, Ronaldinho, ou encore Thiago Silva, “Marqui” est devenu l’un des nombreux Brésiliens à être entré dans la légende du club parisien. Au total, ils sont même 31 à avoir endossé le maillot rouge et bleu.

Soit la nationalité de joueurs la plus représentée dans l’histoire du PSG après les Français !

Si seulement trois joueurs brésiliens ont débarqué dans la capitale lors des deux premières décennies d’existence du club, c’est le début de l’ère Canal+ avec l’entraîneur portugais Artur Jorge qui a accéléré la vague auriverde au début des années 1990.

– Rai, première idole –

“C’est l’arrivée de Ricardo (en 1991) qui a entraîné celle de Geraldao puis la mienne. Cela a bien marché, cela a permis d’ouvrir les portes !”, raconte à l’AFP Valdo, première recrue brésilienne d’envergure du PSG (1991-1995).

“Par exemple, quand le PSG nous a dit qu’il avait encore besoin d’un joueur brésilien, j’ai proposé Rai. Je leur ai dit: +Je suis certain que ça va marcher+. Maintenant cette histoire continue: il y a Neymar, Thiago Silva, Marquinhos…”, énumère-t-il, sans oublier Leonardo, l’ancien joueur (1996-1997) devenu directeur sportif (2011-2013, puis de retour en 2019).

Rai (1993-1997) s’avère en effet plus qu’une bonne pioche. “Tout a changé après lui”, estime même Raphael De Angeli, correspondant en France du média brésilien Globo, en charge de la couverture du PSG.

Le champion du monde 1994 devient la première idole brésilienne du Parc, participant notamment aux cinq demi-finales consécutives en Coupe d’Europe, avec la victoire en Coupe des coupes (1996) comme point d’orgue. Le seul trophée européen figurant, pour l’heure, au palmarès du PSG.

Mais la filière brésilienne du PSG n’est pas toujours auréolée de succès. A l’image du mystérieux Vampeta ou d’Everton Santos, le flop auriverde le plus retentissant de son histoire.

Surnommé “Jean-Claude Robignaud” pour avoir osé se comparer à l’ex-prodige Robinho à son arrivée à l’hiver 2008 dans un PSG en crise, le milieu offensif ne joue que 3 matchs et sera prêté jusqu’à la fin de son contrat…

– “Magie différente” –

“Nous les Brésiliens, nous aimons trop le foot ! Je crois que les Parisiens aussi, surtout les joueurs qui ont une magie différente”, a expliqué à l’AFP Thiago Silva, capitaine emblématique des années 2010 du PSG, juste avant le début du “Final 8” à Lisbonne.

“La ville de Paris, qui est fantastique, joue beaucoup aussi”, renchérit Valdo.

L’arrivée des propriétaires qataris en 2011, qui fondent leur projet sur le prestige de la Ville Lumière, alimente encore cette passion. Maxwell, Thiago Silva, Alex, Lucas Moura, David Luiz, Marquinhos, Dani Alves, Neymar… Le Brésil est au coeur du recrutement cinq étoiles.

Malgré l’accueil royal et la Tour Eiffel illuminée en son honneur, Neymar, recruté comme la somme record de 222 M EUR en provenance de Barcelone, a mis du temps avant de s’acclimater à la vie parisienne et de donner la pleine mesure de son talent.

A un match de décrocher une C1 historique, son mariage avec Paris est cependant déjà réussi au niveau marketing, trois ans après le “transfert du siècle”.

“Après l’arrivée de Neymar en 2017, l’image du PSG a changé au Brésil, raconte Raphael De Angeli. Les enfants ont décidé de supporter le club de leur idole, alors qu’avant c’était davantage le Real Madrid, Barcelone, l’AC Milan ou l’Inter qui étaient les plus populaires. Ils demandent même à leur parents d’acheter le maillot du PSG”.

Preuve que l’histoire d’amour entre le PSG et le Brésil semble partie pour durer.

Avec Afp