NETTALI. COM- Les professionnels des médias n’en peuvent plus du retard dans la signature des décrets d’application du nouveau code la presse. Cette léthargie est dénoncée lors d’un séminaire organisé ce jeudi par la Convention des jeunes reporters du Sénégal ( Cjrs).

C’est toujours la léthargie. Le nouveau code de la presse tarde à être appliqué. Les mille et un appels des professionnels des médias pour une application effective dudit code sont tombés dans l’oreille d’un sourd. Animant un séminaire de renforcement de capacités organisé par la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal avec la fondation Friedrich-Ebert, le secrétaire général du Synpics n’a pas encore porté de gants pour inviter les autorités étatiques à rendre effective l’application de ce code.

« Le fait de ne pas prendre les dispositions pour rendre applicable, effectif le code de la presse relève de la mauvaise volonté du gouvernement », a déclaré Bamba Kassé. Qui, poursuivant argumentaire, estime qu’il y a même un dilatoire manifeste.

Allant plus loin, il souligne : « C’est un projet funeste, dont l’objectif final est de maintenir les journalistes dans la précarité, dans la pauvreté pour mieux les manipuler ».

Le premier vice-président chargé de la formation de la CJRS a embouché la même trompette. Selon Migui Maram Ndiaye, le code, voté en 2017, dort dans les tiroirs du président de la République et attend la signature des décrets d’application. Ce qui, à ses yeux, est anormal.

Ainsi, il interpelle directement le président de la République mais également le ministre de la Culture et de la Communication. Selon Migui Maram Ndiaye, la loi criminalisant le viol et la pédophilie a été votée en deux semaines et son décret d’application signé. « C’est une loi très importante mais quand même le code est un outil de travail qui est très important pour nous acteurs de la presse parce que le code va nous permettre d’assainir ce milieu », a déclaré le journaliste.

Et d’ajouter : « Nous pensons qu’il y a un manque de volonté manifeste de la part des autorités étatiques. C’est vrai que nous sommes en pleine guerre contre la Covid-19 mais il nous a dit qu’il faut apprendre à vivre avec le virus. Les journalistes sont en train de faire un travail remarquable, donc c’est le moment de signer les décrets d’application »