NETTALI. COM- Les enquêteurs de la sureté urbaine de Dakar n’ont pas mis de temps pour interpeller l’homme qui, le week-end dernier, aurait agressé verbalement Moussa Seydi, le chef du service des maladies infectieuses de Fann, en première ligne dans la lutte contre la maladie du Coronavirus au Sénégal.

Le suspect A. N. Guèye, ingénieur dans une société automobile basée en France, rentré fraîchement au bercail, s’est encore offusqué de la décision, prise par l’autorité au début de la pandémie, d’interdire le rapatriement des morts de la Covid-19. Il assure avoir lu des revues scientifiques qui démontrent que les personnes décédées du virus ne peuvent pas transmettre la maladie.

Selon lui, il n’a pas pu se retenir face au médecin, parce qu’il était en colère, car un proche a été inhumé en France, à cause de l’interdiction de rapatriement des corps sénégalais morts de Covid-19. Le mis en cause a, toutefois, nié les faits selon lesquels il a agressé le professeur Seydi. « Il n’a jamais été question pour moi de l’agresser. C’est à cause de lui et de leur décision d’interdire le rapatriement des corps morts des suites du Coronavirus, qu’on a enterré un proche en France. Ceci m’a fait trop mal. Je n’ai pu ne pas lui faire la remarque. Je reconnais aussi l’avoir suivi avec ma moto dans la circulation, puisque je n’ai pas digéré son silence qui me semblait être de la lâcheté, quand je parlais avec lui. Sinon, tout le reste de ce qui se dit dans la presse, je n’en suis pas l’auteur    », s’est-il défendu.

Alors qu’il se trouvait à un enterrement à Yoff, le dimanche, Pr Moussa Seydi a été pris à partie par un homme qui a déversé toute sa colère sur lui. Aussitôt, le chef du service des maladies infectieuses de Fann, qui est au premier plan de la lutte contre la pandémie de la Covid-19, a saisi le ministre de l’Intérieur.