NETTALI.COM – Des biens du couple Senghor sont vendus aux enchères en France, selon une note signée par Amadou Lamine Sall, reproduite par le quotidien EnQuête. Ce dernier regrette cette vente effectuée par la société Ader et qui échappe ainsi, dit-il, aux Sénégalais.

“Je viens d’en être informé à Paris par un proche, un ami, un fidèle d’hier et d’aujourd’hui de Sédar : Gérard Bosio. Il a tenté, avec des amis et fort difficilement, de récupérer quelques objets, en les achetant, dès lors qu’il a pu être à temps, au courant de la vente’’, renseigne M. Sall. Qui indique d’ailleurs que tout était devenu “compliqué et difficile à suivre, à démêler, à comprendre, à maitriser’’, après la disparition de Colette.

En outre, poursuit-il, juridiquement, aucune information n’était disponible sur cette affaire. “Par respect, un héritage est un héritage. C’est la famille qui est concernée. Pas les amis, pas les fidèles, pas les disciples. Chacun reste à sa place.

Par respect’’, rappelle Amadou Lamine Sall. Le poète renseigne qu’il a toutefois informé le président de la Fondation Senghor, Moustapha Niasse de la situation. “Nous cherchions déjà à savoir, depuis longtemps, où est passée l’épée d’académicien de Sédar. En vain. Tout cela est bien triste. Mais nous ne sommes pas responsables. Nous prenons acte. Pour l’histoire’’.

Si le patrimoine de Verson, en France, “a pu nous échapper, ajoute Amadou Lamine Sall, rendons grâce à Dieu d’avoir gardé celui des Dents de la mer à Dakar, au Sénégal, chez nous’’. Il rappelle, en ce sens, que la maison de Senghor est devenue un musée visité avec tant de bonheur. Ce qui représente, à ses yeux, déjà une grande victoire.

En outre, la fondation du défunt président de la République du Sénégal vit et perpétue sa pensée et son œuvre. “Sans hésiter, nous devons en remercier de tout cœur le président Macky Sall qui lui apporte une attention émouvante et toute particulière dans des moments pénibles pour sa gestion et sa survie’’, se réjouit l’ami du président poète. Amadou Lamine Sall n’a pas manqué de louer “la posture de veille et de sauvegarde’’, du PCA de la fondation, ainsi que le directeur général Raphaël Ndiaye.