NETTALI.COM – « L’émission est un espace d’échange et de courtoisie où il n’est pas question de chercher à avoir raison sur l’autre. » Au contraire, fait remarquer Babacar Gaye, l’ancien membre du Pds, « l’objectif doit être de donner sa part de vérité et de laisser les téléspectateurs se faire une opinion ». L’ancien porte-parole du Pds a fait cette déclaration à l’émission « Jakarloo » de ce vendredi 24 juillet sur la TFM. Une partie du débat portait sur l’affaire de la vidéo apparue sur les réseaux sociaux et qui mettait en scène une dame violentée et humiliée, après avoir été accusée de vol par de jeunes hommes. En prononçant ces phrases, M. Gaye donne tout simplement une leçon de journalisme à certains présentateurs d’émissions télévisuelles qui annoncent mal, mais vraiment mal, le thème de leurs émissions.

Il est vrai que certains animateurs d’émissions ont cette fâcheuse tendance à tirer des conclusions avant l’heure en étant dans la caractérisation pure et simple dès l’annonce du thème voire dans la formulation de certaines questions.

La rediffusion de l’émission « Ndoumbélane » de la Sen TV du vendredi 13 juin, ce vendredi 24 juillet aurait quand même pu être signalée à l’écran et c’est un minimum. La temporalité de la rediffusion est importante parce que beaucoup d’évènements se sont produits entre temps sur certains sujets et des faits peuvent du coup se révéler anachroniques ; notamment avec l’affaire Ndingueler qui a connu des développements notables. Mais enfin, ils feront attention la prochaine fois.

Certaines précisions faites, ce que Babacar Gaye a déclaré, prend tout son sens ici. L’émission ne doit avoir comme projet que de présenter les faits et de laisser les téléspectateurs apprécier. La notion de “scandale de…” y est abusivement utilisée. En choisissant de qualifier telle ou telle autre affaire de « scandale de… », il y a une prise de position à ne pas en douter avant l’heure qui influence de fait le téléspectateur. Il aurait sans doute été plus judicieux de parler de « Affaire de… ou « Dossier… » et démontrer en quoi, au cours du débat, cette affaire ou cette question est constitutive d’un scandale. Mais lorsqu’on en arrive à considérer une affaire comme un scandale, a-t-on encore besoin de démontrer en quoi elle l’est par la suite ? La partie mise en cause a le droit à la parole et doit impérativement donner sa version des faits. L’option complémentaire peut être d’inviter en plus des hommes de l’art ou un journaliste ayant écrit sur le sujet pour avoir mené des investigations, dans de davantage éclairer l’opinion.

L’objectif de l’information comme le mot l’indique, est de donner les clefs de la compréhension d’un sujet et non d’accabler, de manipuler voire de distiller des contrevérités. Les téléspectateurs ont la capacité de comprendre lorsqu’on leur présente des faits et leur explique les tenants et les aboutissants d’une affaire dans une logique contradictoire. Cet acte est d’autant plus nécessaire dans le cadre d’un dossier technique qui nécessite en général davantage de pédagogie, de clarté, d’explications plus longues et parfois plus terre à terre pour une bonne compréhension du sujet.

Qui aimerait se faire accuser et jeter en prison sans procès et jugement ? Assurément personne. Dans un procès, il y a l’accusation, le juge du siège qui est censé être indépendant, l’avocat de la défense et l’accusé. Chacun doit présenter sa version des faits. La défense et la société sont toutes représentées par des hommes de l’art que sont le parquet et l’avocat de la défense. C’est en effet un domaine technique et parce que c’est un domaine éminemment technique, que l’accusé ne peut se représenter seul. Et parfois même lorsque la situation paraît compliquée, l’instruction à la suite des investigations des officiers de police judiciaire, peut approfondir l’enquête pour des compléments d’informations. Ce qui fait parfois intervenir le juge d’instruction avant le jugement.

Une manière de procéder de la mise en œuvre de la justice qui devrait fortement influencer la pratique journalistique car la production d’une information devrait aussi suivre ce canevas très rigoureux à quelques différences près. Celle-ci requière en effet la connaissance des faits, l’équilibre en ayant des sons de cloche différents, mais aussi le recoupement des informations pour corroborer les faits.

C’est cela qui amène à se poser des questions sur la marche de cette émission globalement composée de « chroniqueurs », ce jour-là. Entre le professeur de philosophie que l’on désigne abusivement par le terme de « philosophe », les nommés Pape Matar, Talla et Oumar Faye, etc qui passent désormais pour des censeurs et moralistes de la société, l’émission est tout simplement une compilation d’opinions personnelles, une sorte de tribunes, faites d’indignations et d’énonciations de grands principes moraux. Autant, ils dénoncent des choses qui peuvent leur paraître anormales -concédons le leur- autant lorsqu’ils qualifient une chose de scandale, il faut pouvoir l’étayer par des faits qui tendent à l’accréditer. Ce phénomène s’atténue parfois quelque peu,  lorsque le très rigoureux journaliste, Abdoulaye Mbow ou un autre y officient.

Mais ce jour-là, on a eu affaire à un plateau de chroniqueurs. Loin de dire qu’il n’existe pas de scandales au Sénégal, ce qui est en cause, c’est la maîtrise des sujets, la connaissance des faits pour étayer ce qu’on affirme. Comment peut-on débattre d’un sujet dont on  ne connait pas les tenants et les aboutissants ? Suffit-il de répéter des rumeurs ou des ouï-dire, de balancer des généralités ou de manifester son indignation pour prouver quelque chose ? Voilà une bonne manière d’induire le téléspectateur en erreur à partir du moment où il a une certaine empathie avec le chroniquer qui émet une opinion. Le téléspectateur non averti est dans bien des cas loin de savoir ce qu’est une info vérifiée et recoupée et même équilibrée. Il ne reçoit que ce qui lui paraît être une information. Il n’a ni le recul, ni la distance critique qui lui permettent dans beaucoup de cas, de douter de sa fiabilité.

Beaucoup sont en effet influencés par la première info ou le commentaire d’une revue de presse. C’est pourquoi dans ce genre de situations, à défaut de pouvoir occuper les plateaux en priorité par des journalistes, il est tout aussi indiqué d’inviter un journaliste qui a mené une investigation et écrit sur un sujet donné lorsqu’on veut débattre d’un sujet donné. Dans le cas de la pandémie de la Covid 19, la plupart des animateurs d’émissions cherchaient plutôt à inviter des épidémiologistes, des virologues ou encore des chercheurs dans ce domaine. Eh bien leur regard est bien plus pointu que celui du médecin généraliste sur ce sujet lié à la médecine même si celui-ci peut évoquer certains aspects de la question. Pourquoi voudrait-on dès lors dans le cadre de la production du journaliste, composer un plateau exclusivement composé de chroniqueurs  et non de journalistes ?

Abdoul Mbaye, invité de l’émission de ce vendredi-là, même si elle était une rediffusion, n’avait eu aucun mal à y trouver une tribune et à dérouler tranquillement sans trouver de contradicteurs dignes de ce nom. Bien au contraire, l’on a senti des précautions dans les critiques qui ont viré aux fleurs. Certains chroniqueurs sont même allés jusqu’à inviter l’éthique que prônait son feu père dans un mémorable discours, pour l’encenser. Et l’on ne peut manquer de se demander le rapport entre l’action du père et celle de l’invité. On ne doit pas pouvoir caresser un invité de la sorte, l’on se doit de rester objectif. Oumar Faye, fidèle à son habitude, a par contre cherché à poser des questions colle, invitant le dossier Global Voice et la question des appels entrants sur la table pour tenter de soulever une supposée collision dans ce dossier, de l’invité avec son frère Cheikh Tidiane Mbaye, alors DG de la Sonatel. Il a même tenté de le charger sur la question des scandales fonciers en invoquant l’attribution du terrain de Pompiers aux Marocains d’Addoha.

A quoi donc sert le chroniqueur s’il ne connait pas les faits ? S’il  ne doit émettre que des généralités à grand renfort d’indignation. Beaucoup d’émissions télévisuelles auraient sans doute gagné à être transformées en divertissement sur des sujets plus légers, moins engageants et moins impactant sur une certaine opinion.

Au-delà de la connaissance des faits, une certaine presse Sénégalaise semble avoir beaucoup de soucis avec l’équilibre de l’information. Comment par exemple comprendre ce qui est arrivé à notre confrère Ben Matar Diop, ex-directeur de l’information qui a subi un lynchage en règle dans des supports médiatiques qui ont annoncé son limogeage. Il a en effet été accusé de choses peu amènes qui ne peuvent qu’entacher l’honorabilité d’une personne sans que ces médias prennent la précaution de lui donner la parole. Le titre de la presse écrite et les sites d’informations  qui ont commis cet acte malveillant devraient revoir leur copie.

La politique, toujours aussi politicienne !

Mais qu’est ce qui est arrivé à notre cher Sénégal ? Il semble bien marcher sur la tête par ces temps qui courent. La politique est plus que jamais présente et elle se mène dans une cohue extraordinaire, tant c’est le flou et un bordel intégral qui règnent dans ce pays, dans un contexte de crise où l’économie file tout droit vers la récession. Pendant que les Sénégalais se débattent avec la Covid qui ne cesse de galoper et les difficultés du quotidien qui s’accumulent, les politiciens eux se positionnent : les uns pour un remaniement dans l’espoir de la formation d’un gouvernement d’union nationale ; d’autres se radicalisent dans l’espoir de se tracer un chemin rectiligne vers 2024.

Toujours est-il que les forces en présence s’observent au moment où les météorologues qui avaient annoncé, il y a un mois, l’imminence d’un remaniement, gardent toujours espoir. Si Idrissa Seck observe le silence, Sonko toujours fidèle à sa politique de dénonciation, est retourné dans sa coquille après s’être agité un moment sur l’histoire du foncier. Les transfuges du PDS en l’occurrence Oumar Sarr, Babacar Gaye et El hadji Amadou Sall se sont récemment signalés par la création d’un parti sans véritable buzz. Babacar Gaye a lui, déjà annoncé la couleur, en déclarant sa disponibilité. Il est au moins clair. Ils doivent espérer, ces anciens du PDS, quelques postes juteux, soit dans le prochain gouvernement, soit dans une station de PCA ou autre. Enfin, Macky trouvera bien où les caser.

C’est le PDS de Me Wade qui est bien aphone par ces temps qui courent. Un silence bien assourdissant qui amène à se demander s’il n’y aurait pas quelque chose qui se tramerait en douceur. Les retrouvailles de Massalikoul Djinaan sont bien loin. Remaniement imminent ou pas, ce ne sont pas des peaux de banane qui manquent dans certains journaux parce que certains voudraient récupérer des postes ministériels très stratégiques en invoquant des crises qui n’existent que dans leur imagination ou en balançant des fake news dans des journaux sur tel ou tel autre ministère.

Toujours est-il que le Sénégal est plongé dans une situation d’après Covid bien compliquée qui ne peut se suffire d’un simple changement de gouvernement et même de la composition d’un gouvernement d’union nationale. Une situation qui ne ferait que les affaires de Macky Sall et des personnes casées. Mais nullement les affaires des Sénégalais plus préoccupés par une résolution de la crise qui ne peut s’accommoder d’une distribution de fromages ou de la composition d’un gouvernement pléthorique.

Pour l’heure, les problèmes s’accumulent. Depuis les questions foncières en passant par les organes de contrôle de plus en plus critiqués pour aboutir à cette étrange gestion de l’épidémie de la Covid, le Sénégal semble bien malade.

Avec l’IGE , l’Armp, l’Ofnac et la Cour des comptes, des rapports sont produits, des avis sont donnés, des marchés sont cassés et d’autres autorisés. Mais rien de nouveau sous le soleil sénégalais. Il y a comme une sorte de mainmise et de gestion politique de ces organes qui entachent très fortement leur crédibilité. Le regroupement récent des rapports de l’IGE sur plusieurs années, est tout simplement inquiétant pour une gouvernance qui reposait sur la vertu. Beaucoup d’observateurs notamment Birahim Seck du Forum civil, Cheikh Tidiane Dièye entre autres, n’ont pas manqué de relever le manque de confiance en ces organes de contrôle et surtout le caractère très sélectif des poursuites, demandant au passage leur déconnexion de la tutelle de la Présidence de la République. Les recrutements dans ces organes n’ont plus lieu et le maintien du DG de l’ARMP Saër Niang à son poste, pose toujours problème. Tout se passe comme si l’État testait la capacité d’indignation des sénégalais et les poussait jusque dans leurs limites. Se pose désormais la question de leur crédibilité d’autant plus qu’il y a eu de plus en plus de gré à gré autorisés.

Ce dimanche 26 juillet, l’invité de l’émission « Grand Jury » de la RFM, le coordonnateur du Forum Civil, Birahim Seck a ouvert un autre front en demandant l’audit de la Fondation « Servir le Sénégal » dirigée par la première dame, Marième Faye Sall. « Cette fondation, fait savoir celui-ci, récolte de l’argent au nom du peuple sénégalais, convoquant au passage l’article 6 du statut de l’Inspection générale d’Etat qui donne la possibilité aux agents de vérifier tous les organismes qui récoltent de l’argent au nom de la générosité publique, surtout s’ils sont déclarés d’utilité publique. Ce besoin d’audit, il a demandé son extension à d’autres institutions tout aussi épargnées : « On n’a jamais vu l’Inspection générale d’Etat vérifier ou bien publier la gestion  l’administration de l’Assemblée nationale et de la Présidence de la République, ne serait-ce que le secrétariat général. Ni un rapport de la Cour des comptes sur les services judiciaires de la gestion administrative et financière du Conseil constitutionnel qui est un organe de régulation assez important…. »

L’inconséquente gestion de la Covid !

Mais s’il y a un domaine qui pose bien des problèmes, c’est bien celui de la santé au regard de la confusion qui y règne dans la gestion de la Covid 19. L’idée agitée par beaucoup de techniciens de la santé qui ont développé la théorie de l’immunité collective afin de créer des anticorps pour lutter contre le coronavirus, ne semble pas très partagée. Selon les tenants de cette théorie, on doit laisser le virus circuler pour que le maximum de personnes puisse être contaminé. Mais selon le docteur Ibou Guissé qui faisait, ce vendredi 24 juillet, une communication intitulée « Informations générales sur la Covid-19 : communication de risque », au cours d’un atelier de formation organisé par le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) à l’intention de l’Association des journalistes santé, population et développement (Ajspd),  il y a de graves dangers autour de cette immunité collective. A son avis, pour que cela arrive, il faut que 12,5 millions de Sénégalais soient atteints de la maladie, soit un taux de 70 à 90 % de la population. « Parmi ces malades, il y aura combien de personnes vulnérables qui vont aller en réanimation ou mourir de la Covid-19 ? Les personnes âgées ont un système immunitaire moins robuste, moins adaptatif, car produisant moins de globules blancs et s’emballe rapidement pour devenir inflammatoire. De plus, elles vivent souvent avec des comorbidités. Ce qui les rend fragiles. Elles ont aussi une mobilité assez réduite et sont très fréquentées par des membres de leurs familles », a-t-il fait savoir.

Mais ce sont surtout les déclarations d’Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé et de l’Action sociale qui risquent de faire rire certains. Figurez-vous qu’il a demandé aux populations de passer la Tabaski là où elles sont. « Il y a un risque, et il est toujours là. Il faut le signaler. C’est le risque de dispersion et de propagation de la maladie. Jusque-là, on disait que Dakar, Thiès et Diourbel étaient les foyers. Nous sommes dans une phase d’endiguement de la maladie. Et nous croyons la contenir. Mais, il ne faut pas que la Tabaski soit une occasion de propagation de la maladie au niveau national. Ça va encore rendre notre mission et tâche un peu plus compliquée. C’est pourquoi le message que je lance à partir de Thiès, c’est de demander à chaque Sénégalais de rester là où il est et d’y fêter la Tabaski », a averti le ministre Sarr. Vient-il d’être au courant que la maladie circule ?

Pour une gestion du Covid pour laquelle, les autorités sanitaires ont livré les populations à elles-mêmes en leur demandant d’apprendre à vivre avec le virus, la posture du ministre est bien inconséquente. Pour avoir cédé à des manifestations contre l’état d’urgence et la circulation interurbaine, il est sans doute trop tard pour une sensibilisation face aux risques liés à la Covid. L’épidémie progresse via les transmissions communautaires, ainsi que l’attestent les points quotidiens. Le nombre de morts est aussi révélateur d’une gestion calamiteuse. Comment dès lors avoir l’indécence de s’adresser à des populations qui sont passées à autre chose depuis lors ? C’est d’ailleurs se moquer des Sénégalais, dans un tel contexte, que de brandir un trophée « Abdoulaye Diouf Sarr, meilleur ministre de la Santé d’Afrique ».

Le médiateur de la République, en marge d’une cérémonie de don de sang organisé ce samedi 25 juillet dans les locaux de l’institution qu’il dirige milite pour   que le gouvernement sénégalais applique « des dispositions plus draconiennes et applique « des mesures autrement plus rigoureuses pour pouvoir stopper l’épidémie. ». « Malheureusement, regrette le médiateur de la République, cette pandémie se poursuit, se propage et s’étale. ». ABC ne manque d’ailleurs pas d’alerter :  « Si nous ne le faisons pas, nous serons là un an encore à tourner autour de ravages qui s’accomplissent, de familles qui se dénudent et de corporations entières qui cesseront de fonctionner.”, dénonçant au passage les mesures d’assouplissement prises par le chef de l’Etat alors que la pandémie ne cesse de gagner du terrain. Selon lui, ces mesures d’ouverture ont été prises sans organisation préalable. « En fin de compte, nous sommes retournés à la case de départ. Et la situation est difficile à rattraper. Le couvre-feu avait permis de régler beaucoup de problèmes. Les jeunes, eux-mêmes, avaient fini par comprendre qu’un pays se construit dans la discipline“, fait noter Me Cissé.

PS : Nous ne saurions terminer cette chronique sans rendre un hommage posthume à Babacar Touré ou BT pour les intimes. Un hommage fortement mérité pour ce militant acharné de la liberté de presse et ce travailleur inlassable qui a su tenir toujours si haut le flambeau de « Sud communication » ; pour avoir également toujours su maintenir cette flamme du journalisme, contre vents et marées. Sud c’est une école. Une école de formation qui a enfanté une génération de journalistes des plus réputés. C’est aussi une institution. BT avait quitté le Conseil National de régulation de l’audiovisuel (CNRA) après de bons et loyaux services, mais était resté l’éternel journaliste. Il nous a récemment gratifié d’une tribune dans « Sud Quotidien ». Dans ce texte aux accents prémonitoires,  il mettait en garde ses compatriotes contre les méfaits de la violence verbale et physique en revisitant l’Histoire du Sénégal, ses tournants et ses tourments. Un vrai adieu ! Un adieu que toute la presse sénégalaise et même au-delà des frontières sénégalaises, ceux qui le connaissaient, qu’ils soient des confrères, proches et amis, auront du mal à dire. Car avec la disparition de l’homme connu pour une générosité sans bornes, c’est un géant, un monument, un grand seigneur que la presse a perdu. Repose en paix BT.