NETTALI.COM – Quelques heures après l’exclusion de Moustapha Cissé Lô, les commentaires vont bon train. Moustapha Diakhaté souhaite que le chef de l’Etat fasse traquer celui qui a fait fuiter les enregistrements. Sentant une machination, l’ex-président du groupe parlementaire Benno bokk yakaar se demande si Macky Sall n’a pas été piégé.

L’ex-président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar croit savoir que l’affaire Moustapha Cissé Lô relève d’une machination ourdie dans des officines du complot. Invité à l’édition spéciale de Sen Tv sur cet évènement qui défraie la chronique, Moustapha Diakhaté demande au président Macky, « l’homme le plus informé du pays », selon ses dires, de traquer celui qui a fait fuiter l’audio dans lequel on entend El Pistelero débiter des insanités sur Yakham Mbaye et Farba Ngom.  « Est-ce que Macky Sall n’est pas piégé dans cette affaire ? », s’interroge Diakhaté. « J’ai l’impression que c’est un coup bien préparé et le timing est bien choisi pour faire fuiter les enregistrements à l’effet d’enfoncer Moustapha Cissé Lô», ajoute-t-il.

Son ex-camarade de parti, le député Abdoulaye Ndiaye de Grand-Yoff, qui a pris part au débat, croit savoir que l’on ne devait pas exclure Moustapha Cissé Lô de manière si expéditive. « Certes je ne souscris pas aux propos tenus par Moustapha Cissé Lô, mais on devait au moins recueillir sa version. A la limite, on pouvait le suspendre ou le décharger de ses fonctions de vice-président à l’Assemblée nationale. Je crois que jusqu’à présent on peut réintégrer notre camarade », explique Abdoulaye Ndiaye.

Auparavant, Moustapha Diakhaté a invoqué l’article 22 des Statuts de l’Apr pour dire que l’on ne pouvait pas exclure Moustapha Cissé Lô sans l’entendre préalablement pour lui permettre de se défendre.

Prenant la parole, Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly a souligné que « la Constitution est au-dessus du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et aucun député ne peut être déchu de son poste, mais s’il démissionne de son propre gré, il perd automatiquement sa qualité de parlementaire ».