NETTALI.COM – Pendant que les villageois soutiennent mordicus que Babacar Ngom était passé dans le village, parce qu’il reconnaissait que les 80 ha leur appartenaient, le communicateur Khadim Samb dément et en remet une couche.

Interpellé sur la fameuse visite de Babacar Ngom en 2015, Khadim Samb rétorque dans un premier temps : “C’est faux. Je vais vous dire ce qui s’est passé réellement après. ’’Par la suite, il rappelle pour donner sa version des faits.

Selon lui,il n’a jamais été question, pour le PDG de la Sedima, de demander des terres aux habitants de Ndingler. “Il faut bien écouter ce que je te dis. La mairie de Sindia avait octroyé à la Sedima une superficie de 300ha. L’entreprise a dû payer 30 millions  FCFA à l’administration fiscale…Nous n’avions affaire à aucun privé. C’est la commune de Sindia qui nous avait accordé cette délibération. A l’époque, c’était juste une brousse. Nous avons payé 35 millions à une entreprise pour enlever les baobabs.’’

Selon lui, c’est le maire de Ndiaganiaw qui avait sollicité Babacar Ngom pour aider sa communauté. “C’est lui qui avait pris l’initiative de nous inviter. Il voulait que sa population puisse bénéficier des emplois générés par cette exploitation. Nous n’y étions pas pour demander des terres, puisque nous les avions déjà. Et ces terres se trouvent dans la commune de Sindia, à Djilakh. Entre Ndingler et ces champs, il y a 7 km. Ces terres ont fait 100 ans. Personne ne les avait exploitées’’.

Contrairement à ce qu’annonce le communicateur, les Ndingleois persistent et signent que Babacar était venu, après avoir constaté que les 300 ha qui lui ont leurs champs. Il disait, rapporte le notable Oumar Ndiaye : “J’ai eu une délibération de la commune de Sindia pour 300hectares se trouvant à Djilakh. Mais on m’a signalé qu’environ 80 ha appartiennent au village de Ndingler. C’est pourquoi je suis venu voir comment on peut travailler ensemble.’’ A en croire Oumar, c’est lui-même qui a parlé de 80 ha. “Nous, on ne connaissait même pas la superficie exacte, par ce que n’ayant jamais mesuré. On n’était pas là non plus quand il mesurait. Devant tout le monde, le chef du village lui avait clairement signifié que pour rien au monde, on ne va pas céder nos terres. On ne prête pas, on ne vend pas, on ne cède pas. Nous vivons de ces terres’’.

Malgré les promesses de routes, d’adduction d’eau, d’électricité…les villageois avaient campé sur leur position. “En quittant, il a voulu nous offrir 2 millions, mais le chef de village lui a clairement dit que nous n’en voulons pas. Depuis, il exploite de son côté, nous en faisions de même de notre côté’’. A en croire les paysans, ce n’est qu’en fin 2019 que le PDG de Sedima est revenu à la charge pour prétendre, cette fois, qu’il est le propriétaire des lieux

EnQûete