NETTALI.COM – Dans une vidéo publiée ce mardi 5 mai, Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection et spécialiste de microbiologie, a apporté des éléments pour défendre le traitement à base de chloroquine pour lutter contre le coronavirus. La molécule est toujours sujette à controverse dans l’opinion.

Le traitement contre le virus Covid-19 à base de chloroquine sur lequel travaille l’équipe de Didier Raoult au sein de l’IHU Méditerrannée fait l’objet d’un débat, malgré son utilisation élargie à de nombreux pays pour lutter contre l’épidémie. En se basant sur une série d’études, le professeur spécialiste de microbiologie a réitéré sa confiance dans cette méthode de médication, dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube du centre hospitalier. « [On a constaté] que quand on donnait de la chloroquine on améliorait de manière significative les signes cliniques et on faisait disparaître le virus beaucoup plus rapidement que quand on donnait pas de chloroquine, a-t-il affirmé. […] La chloroquine et l’hydroxychloroquine ont un effet anti-viral et un effet anti-inflammatoire […] qui peut jouer au début et à la fin de la maladie. » Le scientifique se fonde sur une étude chinoise « basée sur beaucoup de gens » pour constater que « les pays qui ont utilisé la chloroquine comme traitement ont eu une évolution de la dynamique des morts beaucoup plus lente que les pays qui n’ont pas voulu l’utiliser »« Les pays d’Extrême-Orient et les pays du sud ont eu moins de morts, que l’Europe et les Etats-Unis qui ont eu un nombre de morts extrêmement important », a-t-il ajouté.

Didier Raoult dénonce un « délire déraisonnable »

Alors que les attaques du gouvernement contre Didier Raoult dénoncent ses déclarations estimées sans fondementl’éclectique scientifique persiste et signe dans sa vidéo. Globalement, il estime que le Covid-19 « n’est pas une maladie très grave »« Il ne présente pas une surmortalité particulièrement exceptionnelle, c’est grave chez les sujets qui sont déjà à risque qu’il fallait détecter et traiter le plus tôt possible », a-t-il précisé. Le scientifique a tenu à dénoncer un traitement disproportionné de l’enjeu sanitaire : « Tout le délire autour de la gravité monstrueuse de cette maladie est une autre forme de délire déraisonnable ». Le professeur, rappelé à l’ordre par l’Ordre des médecins, en profite également pour relever une corrélation claire entre les pays qui ont choisi de procéder à des tests « de masse ». Ces derniers, il a cité notamment l’Islande, auraient en conséquence connu un nombre de morts très faible. Le débat reste donc grand ouvert, reste à savoir ce que retiendra l’Histoire.

Avec voici.fr