NETTALI.COM- Le PDG de l’Iseg vient d’être inculpé par le juge du huitième cabinet d’instruction du Tribunal de grande instance de Dakar. Poursuivi pour détournement de mineure, pédophilie et corruption de mineure, Mamadou Diop est placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Rebeuss.

Le nouveau pensionnaire de Rebeuss a été arrêté, suite à une plainte de Dieynaba Baldé, une ancienne candidate de Sen’Petit Gale qui l’accuse de l’avoir engrossée à la suite d’un viol. Ce que M. Diop  a réfuté.

A noter que dans cette affaire de supposé viol suivi de grossesse, Mamadou Diop, Directeur de l’Institut  supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg), avait été placé en garde à vue depuis vendredi dernier 6 mars pour présomption de détournement de la chanteuse Diénabou Baldé dite Djeyna présentée comme une mineure.  Une affaire qui avait fait suite à trois plaintes déposées à la brigade de gendarmerie de Ouakam et à la brigade des mœurs de la Sûreté urbaine (S.U) de Dakar.

C’est ainsi que, sur instruction du procureur de la République du tribunal de grande instance de Dakar, une jonction des trois procédures avait été confiée à la Division spéciale de la cybercriminalité. Une mesure qui avait conduit au placement en garde à vue du patron de l’Iseg pour qui, les choses s’étaient précisées, alors que la jeune chanteuse Djeyna et son frère avaient été invités à déférer à une nouvelle convocation devant les policiers de la cybercriminalité, lundi 9 mars dernier.

Pour comprendre cette affaire qui a atterri à la Division spéciale de cybercriminalité, une entité à priori incompétente dans le traitement des faits de mœurs (détournement de mineure, viol suivi de grossesse), il faut remonter au début de l’affaire.

Trois plaintes distinctes avaient été déposées : une à la Brigade de gendarmerie de Ouakam et une autre à la Brigade des mœurs de la SU par les parents de la jeune fille ; et une troisième à la Division de la cybercriminalité par Mamadou Diop pour divulgation de données à caractère personnel.  Une situation difficile à gérer.  Les limiers de la Brigade des mœurs étaient dès lors dans l’obligation, jeudi dernier, d’attendre que leurs collègues de la cybercriminalité procèdent à la confrontation des parties fixée le lendemain vendredi, pour ensuite procéder à l’audition de Mamadou Diop qui avait déposé une plainte devant la Division de cybercriminalité pour diffusion de données à caractère personnel. Il s’est finalement retrouvé prévenu de détournement de mineure.

Dans le même temps, les gendarmes de la brigade de Ouakam venaient de recevoir les résultats des examens gynécologiques effectués à l’hôpital Philippe Maguilène Senghor de Yoff. Tous ces résultats s’étaient ainsi retrouvés sur la table du Procureur Serigne Bassirou Guèye.

Le choix du«maître des poursuites» était dès lors fait. La Division spéciale de la cybercriminalité qui était très en avance dans l’enquête, avait été choisie pour tout centraliser. C’est ainsi que les éléments de preuves à charge collectés avaient conduit à l’arrestation du patron de l’Iseg qui avait finalement été placé en garde à vue. Il lui était reproché le délit de détournement de mineure, en l’occurrence la jeune chanteuse Diénabou Baldé dite Djeyna, née le 20 février 2003.

Pour sa défense, le Pdg de l’Iseg avait commis les avocats, Mes Moussa Sarr et Alassane Cissé.

Quant à l’artiste et son frère Aly qui étaient convoqués vendredi dernier, ils seront retenus une dizaine d’heures avant d’être remis en liberté. A charge toutefois pour eux de déférer à une nouvelle convocation des enquêteurs, lundi. Une prolongation de la garde à vue de M.Diop avait été décidée dans la matinée du lundi 8 mars et c’est finalement mercredi que Diop Iseg a été déféré au parquet.

Il a passé la journée à la cave du palais de Justice de Dakar avant de bénéficier d’un retour de parquet. Reconduit ce jeudi à la cave, il a finalement vu son dossier confié au juge d’instruction du 8e cabinet. Une inculpation et un placement sous mandat de dépôt s’en sont suivis.

Quant à Dieynaba Baldé, la présumée victime, son frère Ali Baldé, et son ami Abibatou Sy, dont la défense est assurée par Me Ciré Clédor Ly, ils avaient été libérés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Ils étaient sous le coup d’une plainte de Mamadou Diop pour collecte et divulgation de données à caractère personnel.