NETTALI.COM – Le procès du meurtre du militant de l’Apr, Ibrahima Diop, tué lors de la campagne électorale pour la Présidentielle de 2019 s’ouvrira le 18 mars prochain devant la Chambre criminelle de Tambacounda.

Moustapha Ndiaye, Ousmane Sidibé, Mouhamadou Moustapha Ndiaye dit Ahmet, Sidya Diatta, Ibrahima Kébé, Mouhamadou Moustapha Mbodji, Ibrahima Niang, Mouhamadou Lamine Séne, Moustapha Diakhaté, Serigne Moustapha Sall, El Hadj Seck, Mor Bâ et Aly Dieng, tous des éléments de la sécurité du PUR, devront répondre des infractions de meurtre, de coups et blessures volontaires et détention illégale d’armes blanches. Cette affaire concerne les échauffourées qui ont éclaté le 11 février 2019 au quartier Dépôt, entre les partisans de la coalition au pouvoir Benno Bokk Yaakaar et les éléments de la sécurité d’Issa Sall, candidat du Parti du l’unité et du rassemblement (PUR).

À l’origine de ces violences : une affaire d’affiches de campagne arrachées. Quelques instants plus tard, le jeune tailleur Ibrahima Diop de 31 ans avait été tué. Manifestement, il avait été poignardé dans le dos. Les éléments de la sécurité du PUR sont accusés d’être les auteurs de l’attaque mortelle.

Au départ, 24 éléments de la sécurité du PUR avaient arrêtés par les gendarmes de la légion Est en étroite collaboration avec ceux du Garsi déployés à la frontière avec le Mali qui les ont désarmés puis convoyés à Tambacounda avec un impressionnant arsenal d’armes blanches et d’une arme de type factice avant de les transférer au commissariat de police de Tambacounda.