NETTALI.COM – Les enseignants du SUDES/ESR, de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, restent déterminés pour la libération de leur collègue, le Dr Babacar Diop, arrêté puis détenu en prison pour avoir participé à une manifestation non-autorisée devant le Palais contre la hausse du prix de l’électricité. Ils comptent saisir les juridictions internationales, notamment, la Cedeao et la Cour africaine des droits de l’homme pour avoir gain de cause.

Le juge d’instruction qui l’a mis sous mandat de dépôt ne peut pas ignorer que le docteur Babacar Diop a ce que l’on appelle en droit la garantie de représentation (quelqu’un qui a un travail enviable, sûr, une adresse donnée et ne peut pas quitter le pays quelque soit la circonstance). C’est  exactement la situation du Dr Babacar Diop et quand quelqu’un remplit cette condition on ne le met pas en prison, sauf après jugement. Ce qui n’est pas encore le cas“, a laissé entendre sur la Rfm le secrétaire général du Sudes, Oumar Dia.

Selon lui, deux hypothèses se dégagent : “soit le juge d’instruction qui l’a mis sous mandat de dépôt ignore cette garantie de représentation ou tout simplement il est téléguidé“.

A en croire le secrétaire général Sudes, leur engagement est sans faille et ils iront jusqu’au bout.” De toute façon, le Sudes est déterminé à poursuivre le combat et à obtenir la libération du Dr Babacar Diop. Les instances sont en train de délibérer et d’autres actions vont suivre sous la forme de tribune pour expliquer au juge d’instruction qui semble ignorer ce qui est une garantie de représentation. Nous ferons également le bilan des actions internationales entreprises au niveau de l’Internationale de l’éducation mais également sur le plan judiciaire, au niveau de la Cour de justice de la justice de la Cedeao et au niveau de la Cour africaine des Droits de l’homme“, lance-t-il.

Rappelons que le Dr Babacar Diop, l’activiste Guy Marius Sagna ainsi que six (6) autres personnes ont été placés sous mandat de dépôt par le Doyen des juges mercredi 4 décembre 2019. Ils ont été arrêtés le vendredi 29 novembre 2019 à la suite d’une marche non autorisée devant le Palais consécutivement à la hausse du prix de l’électricité.