NETTALI.COM – Famara Ibrahima Sagna possède toutes qualités d’homme d’Etat pour réussir le dialogue national. C’est la position de Alioune Tine, qui pense que si ces concertations souffrent de quelques lenteurs, celles-ci ne sont pas imputables à l’ex-président du Conseil économique social et environnemental, qui, vante-t-il, capitalise sur une riche expérience de médiateur, en jouant, notamment, un rôle décisif pour réchauffer les relations polaires entre Diouf et Wade, au lendemain de la présidentielle de 1988. 

Même si la parution de ce mercredi du quotidien L’As informe que Famara Ibrahima Sagna sera bientôt installé dans ses fonctions  du président du Comité de pilotage du dialogue national, les lenteurs à afférentes ne sont pas du goût de certains acteurs qui participent à ces concertations.

Invité, hier, à l’émission “Face à Pape Allé Niang” sur Sen Tv, Alioune Tine a défendu Famara Ibrahima Sagna, qu’il appelle affectueusement “oncle”. On sait que le domicile des Tine à Ziguinchor, se trouve à moins d’un kilomètre de la maison de l’ancien président du Conseil économique et social. Par contre, on ignorait que M. Sagna a joué un rôle déterminant pour aider à désamorcer la bombe de la crise sénégalo-mauritanienne de 1989, avec les manœuvres prêtées à l’Irak de Sadam Hussein, alors allié stratégique de Nouakchott. Cela, c’est Alioune Tine qui nous l’apprend.

L’ex-patron de la RADDHO de rappeler, en outre, qu’il fallait être Famara Sagna pour amener le président Abdou Diouf et l’opposant Abdoulaye à s’asseoir autour d’une même table et dialoguer au lendemain de la présidentielle de 1988 marquée par une crise électorale sans précédent.

Celui qui fut coordonnateur du M23 est d’avis qu’entre Famara Sagna et la nouvelle génération d’hommes politiques, “il y a un conflit de culture d’Etat”, car, justifie-il, les personnalités formées par Léopold Sédar Senghor n’affectionnent pas les méthodes expéditives à la mode.

Toutes choses qui pousseront l’invité de la Sen Tv à demander aux uns et autres de faire confiance en l’ancien ministre socialiste de l’Economie et des Finances pour relever le défi. Seulement, préconise-t-il : “le chef de l’Etat doit l’installer très rapidement pour qu’il termine rapidement son travail”. Car juge Tine, “il y a beaucoup de lenteurs dans le dialogue national”.

Pour mémoire,  Ass Babacar Guèye, le secrétaire national chargé des élections du parti Rewmi a récemment déploré les lenteurs constatées dans l’installation par Macky Sall de Famara Ibrahima Sagna. “Mais, diantre, pourquoi depuis plus de deux mois, Famara Ibrahima Sagna est un facteur bloquant pour le dialogue politique?  Ou bien, c’est le commanditaire du dialogue national  lui-même qui veut aujourd’hui danser sur une autre symphonie ?”, s’interrogeait ce plénipotentiaire membre du pôle de l’opposition.