NETTALI.COM –Dans ce communiqué, en date des 24 octobres 2019, que nous publions ci-dessous, in extenso, le Congrès de la Renaissance Démocratique se prononce sur la situation sociopolitique nationale, dénonçant plusieurs actes de gestion sous le magistère de Macky Sall. Abdoul Mbaye et Cie ont exigé le respect du calendrier républicain et réclamé l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

« Depuis 7 ans, le mal vivre, la précarité et la pauvreté se sont aggravés au sein de la population alors que les affidés du régime FayeSall  et leurs grandes sociétés  étrangères s’empiffrent de jour en jour suçant le sang des jeunes, des femmes et des retraités.

En effet, après une succession d’accidents de la circulation avec des conséquences incommensurables tant en dégâts matériels qu’en pertes en vies humaines, et comme pour étaler au grand jour l’incompétence de ce régime, les inondations, la faim et la malnutrition observées dans plusieurs départements du pays sont venues s’ajouter à la grave et profonde crise économique et financière, sociale  et morale déjà endémique que vit le Sénégal depuis au moins cinq ans nonobstant une émergence qui serait présente selon de fausses statistiques et cris de réjouissance et d’autoglorification chaque jour entendus, alors qu’en réalité, les vaillantes populations sénégalaises sont plongées dans un désarroi le plus total et absolu.

En attestent, entre autres, une rentrée des classes traumatisante pour les parents d’élèves, les élèves et les étudiants, la cherté de la vie qui oblige les parents d’élèves à retarder l’inscription de leurs enfants pendant que régime peine à orienter les nouveaux bacheliers.

S’il en est ainsi, c’est parce que Macky Sall a, entre 2012 et 2019, emprunté 6000  milliards de FCFA gaspillés dans des projets non rentables, mais à la mesure de son égo, comme le Centre de Conférence Abdou Diouf, les Cités ministérielles de Diamnadio, ou encore le TER, alors qu’il se trouve, par pure incompétence, dans l’incapacité manifeste de relancer l’économie réelle et les emplois. La corruption généralisée se révèle avec pour chaque trimestre au moins son scandale financier totalisant des milliers de milliards dont les responsables identifiés ou présumés ne font jamais l’objet de poursuites car au service d’un régime qui les protège.

Pendant qu’il doit faire face à cette immense dette, extérieure et intérieure, engendrée par des projets déraisonnables et une corruption à grande échelle, vis-à-vis des banques et surtout des PME et PMI sénégalaises, le FMI l’oblige à couper dans les dépenses publiques, sous le vocable habillé de « rationalisation des dépenses publiques » et à augmenter les prix du carburant, et partant les produits des denrée et services de première nécessité. Ainsi, le Sénégal s’installe progressivement mais surement dans l’ajustement structurel. Malgré les nombreuses et répétitives dénégations du régime qui ne peuvent plus cacher la réalité.

Si besoin en était encore, le scandale Sall Timis du Gaz  naturel  de St Louis, relancé par la Vidéo de la BBC, vient d’illustrer de fort belle manière, une nouvelle fois, que « la gouvernance vertueuse » de Macky2012 et le principe de « la Patrie avant le Parti » ont été vite jetés aux oubliettes et remplacés par la prédation des ressources naturelles et publiques au profit de la famille, biologique surtout et de ses affidés.

A cet égard, face à la gabegie du pouvoir, et ses conséquences dont l’ajustement structurel, face à l’accaparement des ressources naturelles de la Nation qui appartiennent au peuple par une famille et ses affidés, ce qui contraste mal d’avec le désarroi des populations et la pauvreté ambiante qui n’épargne plus aucune contrée du pays, il est triste et étonnant d’observer le mutisme coupable des parties prenantes des Assises Nationales étouffées dans BBY et recroquevillées sur leurs privilèges devant le désastre des reniements successifs de Macky Sall.

La stratégie de l’étouffement est en effet le sport favori de Macky Sall. Le scandale Sall Timis doit être étouffé à tout prix comme le rapport de l’Inspection Générale d’Etat sur PetroTim. Il en est ainsi de  la plainte du CRD, avec constitution de partie civile, pour faux et usage de faux en écriture publique, détournement de biens publics, qui a été déposée depuis juillet 2019. Tout porte à croire qu’il a été décidé qu’elle doit être étouffée, et par tous les moyens, même en parfaite illégalité. Trois mois se sont écoulés et le Procureur de la République n’a toujours pas réagi à la saisine du Doyen des Juges d’instruction et celui-ci n’a pas encore fixé le montant de la consignation. Le CRD a donc saisi le président de la Chambre d’accusation, ce 15 octobre 2019.

Ce même Procureur refuse de donner suite à 19 rapports déposés par l’OFNAC mettant en cause la gestion prévaricatrice de plusieurs responsables et dignitaires du parti de Macky Sall placés à la tête de structures d’Etat et d’organismes du secteur parapublic.

Le CRD a déjà annoncé qu’il portera l’affaire Sall Petro Tim devant les juridictions internationales, considérant que ce scandale a une portée mondiale car il touche à la fois BP et Kosmos. Ce ne sont donc pas les gesticulations et autres fakenews du régime de Macky Sall sur les relations Macky / BP qui changeront la vérité et la nature d’un tel gigantesque et gravissime scandale.

La démission de Mark Denning, un gestionnaire d’un des plus grands fonds d’investissements, Capital Group, lié à BP, pour avoir violé le code d’éthique en recevant 22 millions de dollars des 250 millions de dollars reçus par Timis Corporation en 2017 de la part de BP, est une preuve que le scandale est mondial et que les trafiquants du gaz du peuple sénégalais seront démasqués un à un. Après Aliou Sall, Franck Timis, c’est Marc Denning qui vient de tomber grâce à la détermination du peuple citoyen, patriote et démocrate. La démission récente du Directeur général de BP pourrait également être liée à cette sombre et scandaleuse affaire !

En tout état de cause, le CRD à l’avant-garde de la lutte citoyenne, patriotique et démocratique ne peut pas tomber dans les ruses de Macky Sall cachées dans des faux appels interminables au dialogue politique, national, demain local et territorial. Macky Sall ruse pour diviser l’opposition et faire passer la pilule amère de l’ajustement structurel. Il s’entête aussi à étouffer la démocratie sénégalaise conquise de très haute lutte par des générations de militants, de citoyens et de patriotes engagés. Evidemment il sait que BBY ne peut pas gagner les grandes villes, ce qui compromet sa volonté de se maintenir à tout prix au pouvoir et installer son émirat gazier.

Il apparaît clairement aux yeux de tous que la CREI et la justice sont des instruments pour « capturer des otages politiques » et les amener à rallier BBY ou à les exclure des compétitions électorales. Il ruse à tous vents et dans tous  les sens. Si non, comment comprendre les démarches sélectives et permanentes du Procureur de la République qui n’instruit que des dossiers d’opposants pour les poursuivre et les condamner, pour tout prétexte, même fallacieux ?

Personne ne sait aujourd’hui quand est – ce qu’il y aura des élections dans ce pays et cela commence à faire désordre. Le Sénégal a tristement rejoint les deux Guinées (Guinée Conakry, et Guinée Bissau) dans le club restreint des pays de la sous-région qui ne respectent pas le calendrier électoral, coutumiers qu’ils sont à repousser la date des élections pour convenance du président. Le peuple de Guinée s’est levé contre les manipulations constitutionnelles pour un troisième mandat. Le CRD lui apporte tout son soutien. La règle des deux mandats est une conquête populaire du peuple sénégalais depuis le 23 Juin 2011. Elle fait partie de notre ADN démocratique et de celle des pays de la sous-région. Aucune ruse, aucune intimidation, aucune prise d’otage politique ne fera céder le peuple.

Le CRD appelle le peuple à ne pas accepter le non-respect du calendrier électoral et toute nouvelle manipulation de la Constitution, s’ajoutant aux quatre révisions constitutionnelles déjà vécues sous Macky Sall, qui viserait à contourner la règle impérative des deux mandats. »