NETTALI.COM- En attendant d’être jugés par la justice française en janvier 2020 avec son père Lamine Diack, dans l’affaire  de corruption présumée à l’Iaaf, Pape Massata Diack  devra faire face à la justice sénégalaise. Il est convoqué par le Doyen des juges dans le cadre de la commission rogatoire.  

Le Sénégal exécute la commission rogatoire transmise par la justice française dans le cadre de l’affaire de corruption à l’Iaaf. Selon Libération, le Doyen des juges  du tribunal hors classe de Dakar a convoqué Pape Massata Diack, le lundi 4 novembre prochain, en vue d’une mise en examen.

Le journal renseigne que Diack-fils devrait être inculpé de blanchiment aggravé, à l’issue de son face à face avec le magistrat instructeur. Son audition par le juge a été programmée pour fin octobre avant d’être renvoyée en novembre mais son avocat avait demandé le renvoi  à cause d’un voyage à l’étranger.

Son frère Khalil Diack, cité dans le dossier turc, est également convoqué le même jour en qualité de témoin.

Mis en examen depuis 2015 pour corruption, Lamine Diack,  et ses co-inculpés seront jugés à partir du 13 janvier 2020. Le procès est prévu sur 6 jours, les 13, 15, 16, 20, 22 et 23 janvier devant la 32ème Chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Le président de l’Iaaf  entre 1999 et 2015  devra répondre des faits de corruption active et passive et de blanchiment en bande organisée. Il doit être jugé avec quatre autres personnes dont son fils Pape Massata ainsi que son ex-conseiller juridique Habib Cissé. Cependant, Pape Massata Diack, qui est visé par un mandat d’arrêt, n’a jamais pu être interrogé par la justice française. D’où la commission rogatoire.

Dans cette affaire, tout en parti des déclarations de la Russe Liliya Shobukhova. Cette marathonienne, finalement suspendue en avril 2014 pour dopage, a déclaré avoir payé 450 000 euros afin de pouvoir participer aux Jeux de Londres en 2012 et de cacher les données anormales de son passeport biologique, document qui rassemble tous les résultats de contrôles sanguins. Le scandale concernait au total 23 sportifs.