NETTALI.COM – Si l’on en croit le quotidien Libération, il règne un climat social délétère à à l’Inspection générale d’État (Ige), où l’on se plaint d’une série de nominations qui n’auraient pas respecté les textes en vigueur.

Le journal relève ce samedi qu’au moment où il est dénoncé, en messe basse,  la nomination du directeur général de l’École nationale d’administration (Ena), Cheikh Awa Balla Fall, et de l’ancien gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall, l’Ige a accueilli de nouvelles têtes grâce au fameux tour extérieur.

Il s’agit de l’inspectrice du travail Mame Khar Diallo, le magistrat Pape Amadou Fall et l’enseignant Diakhaté qui était au Bureau organisation et méthode (Bom).

Pour mémoire, le recrutement d’inspecteurs généraux d’Etat par voie de concours direct est actuellement prévu par l’article 10 de la loi n° 2005-23 du 11 août 2005 modifiée par la loi n° 2007-17 du 19 février 2007 portant statut des inspecteurs généraux d’Etat.

Aux termes dudit article, le concours est ouvert aux ingénieurs – docteurs, aux titulaires d’un diplôme d’expert-comptable ou d’un doctorat d’Etat en droit, en sciences économiques ou en gestion et dont l’âge ne dépasse pas quarante ans au 1er janvier de l’année du concours.

Pour le concours professionnel, il est ouvert aux fonctionnaires de la hiérarchie A 1 ou A spécial ayant au moins dix ans d’ancienneté dans leur corps d’origine.

Il était loisible cependant au président de la République de nommer les 2/5 restants de cet effectif théorique, parmi les hauts fonctionnaires de la hiérarchie A 1 et A spécial se prévalant d’au moins quinze ans d’ancienneté dans leur corps. Une nomination triée sur le volet avec comme critères, l’expérience, la compétence, la moralité, l’éthique et la déontologie pour une maximisation des ressources humaines de la Fonction publique.