NETTALI.COM – C’est sous la pluie battante que Guy Marius Sagna , Dawouda Togola, Malick Activiste Khrouchtchev Blondin et trois femmes ex-travailleuses de la PCCI viennent d’être arrêtés par les éléments du commissariat de police de Dieupeul.

Cette arrestation intervient alors qu’ils faisaient un sit-in devant les locaux de  la Sonatel.

Il nous est revenu que l’activiste, un ancien de la boite, était venu soutenir ses ex-collègues. Ces derniers réclament à la direction du Pcci le paiement des arriérés de salaires, qui s’établissent  à  455.000.000 F Cfa.

Pour ces travailleurs, le groupe PCCI n’a effectué aucun virement à titre de paiement des arriérés de salaire défiant ainsi l’ordonnance de référé n°40 du 05 février 2019 notamment dans sa conclusion sans appel : « paiement immédiat ».

Dans un communiqué parvenu à nettali.com le 13 avril dernier, le FRAPP dénonçait “l’attitude de l’Etat surtout à un moment où le président de la République encourage au civisme”. “Pour le FRAPP il est inacceptable que le premier ministre, parce qu’il est le beau-frère d’un des actionnaires de PCCI, se taise et laisser faire PCCI. Pourquoi le Premier ministre, c’est-à-dire l’Etat, permet que PCCI soit une zone de non droit pour les travailleurs alors que PCCI bénéficie de la convention Etat-Employeur c’est-à-dire de l’argent du contribuable sénégalais “, informait le texte?

Qui plus est, “le FRAPP s’interroge aussi sur l’éthique des clients de PCCI”.” Comment Orange, Tigo, Expresso, Canal Plus…peuvent-elless accepter que PCCI restent 14 mois sans payer ses travailleurs ? Comment ces entreprises peuvent-elles accepter que le droit syndical ne soit pas accepté dans PCCI ?”, se demandait le mouvement.