NETTALI.COM – Dans un  communiqué que nous avons parcouru ce jour, Abdoul Mbaye s’interroge suite à sa condamnation à une peine de prison avec sursis, dans l’affaire qui l’oppose à son ex-épouse, Aminata Diack.

« Suite à ma condamnation par la Cour d’appel le 6 août 2019, mes avocats, malgré de multiples et vaines tentatives, ne parviennent pas à obtenir l’arrêt du Président Amady Diouf contrairement à la pratique habituelle. Il nous est donc à ce jour impossible de connaître les motifs fondant ladite condamnation et de nous en entretenir avec le public », s’étonne l’ancien Premier ministre. .

« Je tiens par contre à rappeler que, depuis mon inculpation intervenue le 28 juillet 2016 par le Doyen des juges d’instruction Samba Sall, le faux en document administratif dont j’aurais fait usage pour tenter d’escroquer Aminata Diack ne m’a toujours pas été présenté plus de trois années plus tard, et ce malgré mon insistance à le réclamer au Doyen des juges lors de l’instruction puis au Président Amady Diouf lors de l’audience tenue le 18 juin 2019 », poursuit le communiqué.

 

Pour rappel, attrait pour complicité de faux et usage de faux en écritures publiques authentiques et tentative d’escroquerie commis en 1994 au préjudice de son ex-épouse Aminata Diack, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Dakar, le 18 mars 2017. Mais le maître des poursuites avait requis l’infirmation du jugement de première instance, lors du procès en appel tenu le 18 juin dernier. Il a demandé que l’ex-PM soit condamné à 1 an ferme pour obtention indue d’un document administratif.

Cette affaire fait ainsi suite à une procédure de divorce ouverte courant 2014-2015 par les deux plaignants, mariés en 1981. En fait, l’ancien Premier ministre s’était présenté devant la défunte présidente du tribunal de Dakar pour ladite procédure avec le livret de famille dans lequel est consignée la séparation des biens. Mais la magistrate avait découvert que l’acte de mariage avait été signé sous le régime de la communauté des biens.