NETTALI.COM – L’Etat du Sénégal opte pour la rationalisation. C’est ainsi que la carte consulaire du Sénégal sera modifiée, pour faire des économies substantielles. Des consulats et bureaux économiques vont être supprimés.

Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, était face aux députés,  dimanche, 30 juin, pour l’examen du Projet de loi n°10 /2019 portant Loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2019.

Un réajustement qui s’explique, selon les services de l’Etat, repris par Le Soleil, dans sa livraison de samedi passé, par les contrecoups découlant d’un probable choc pétrolier potentiellement « redoutable » pour notre économie encore très dépendante des énergies fossiles (pétrole et gaz, entre autres), de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. S’y ajoute, sur le plan externe, le Brexit, avec le scénario de plus en plus probable d’une séparation sans accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE). Ce qui ne serait pas sans conséquences « négatives » sur la politique d’aide publique au développement de ces deux (2) partenaires du Sénégal.

« Bien avant que l’Assemblée nationale ne valide le projet de loi sur la loi de finances rectificative sanctionnée par une baisse de 83 milliards de francs Cfa sur la loi initiale, le président de la République avait annoncé des réaménagements sur le réseau diplomatique du Sénégal », nous explique le quotidien EnQuête, dans sa publication de ce jeudi.

Selon le journal, les quatre consulats généraux du Sénégal devraient trépasser chez Marianne, à savoir ceux de Paris, Bordeaux, Lyon et Marseille.

Notre confrère annonce, également, qu’« une réduction du personnel de l’ensemble de la représentation diplomatique (ambassades et consulats confondus) est prévue ».

« Une diète draconienne dans la diplomatie sénégalaise démontrant la volonté des autorités à donner un exemple pratique que cette cure budgétaire ne sera pas uniquement supportée par les consommateurs. Cette mesure rentre dans le cadre d’une stratégie de redressement budgétaire qui ne devrait épargner aucun secteur, en principe : allègement de l’architecture gouvernementale qui se déleste de huit ministères, suppression de la primature, le contrôle des factures téléphoniques de l’Administration », précise EnQuête, dans le même créneau de révélations.