NETTALI.COM – Dans un article publié ce 1er juin, le site spécialisé Challanges.fr dévoile comment Vincent Bolloré prépare sa succession. C’est ainsi qu’il est révélé que l’homme d’affaires multi-cartes a placé son plus jeune fils, Cyrille, à la tête du groupe, son frère Yannick préside, quant à lui, Vivendi. “Une double consécration préparée depuis toujours par le patriarche-entrepreneur “, informe le journal. .

 Tout a été préparé, par le père de famille, dans son message écrit pour l’assemblée générale du 29 mai passé.

“Je suis heureux de voir la septième génération prendre à son tour les commandes opérationnelles du groupe, a annoncé Vincent dans son message. Après l’avoir vu travailler dans le groupe depuis douze ans, je suis sûr que Cyrille est parfaitement qualifié pour poursuivre cette longue entreprise.”

Le journal de détailler : “Surprise ? Pas vraiment sur le choix de la succession. Le patriarche l’avait même esquissé dans un entretien avec Challenges il y a près de trois ans, le justifiant comme le pendant de l’installation programmée de Yannick à la présidence de Vivendi, dans lequel le groupe familial est devenu l’actionnaire de référence : “Si je meurs demain, il prendra ma place à la tête de Vivendi. Et Cyrille reprendra le groupe Bolloré. C’est sécurisant pour moi, pour le groupe Bolloré et pour Vivendi.” Heureusement, Bolloré n’est pas mort, mais sa mise en examen le 24 avril 2018 pour « corruption d’agents étrangers” sur une affaire africaine a précipité le schéma à Vivendi. Et, en mars dernier, c’est Cyrille qui obtenait son bâton de maréchal, devançant largement la date mille fois promise par le patron pour la passation de pouvoir : 17 février 2022, jour où sera célébré le bicentenaire de l’entreprise familiale, à Ergué-Gabéric, en Bretagne, à l’aube de ses 70 ans”.

“Pourquoi cette accélération soudaine ? Y aurait-il eu une méchante alerte pour le chef de famille, soucieux de sa santé au point d’avoir financé une aile de l’Hôpital américain de Neuilly ?”, s’interroge notre source. “Mon dernier pépin remonte à un accident de poussette”, lance un Vincent Bolloré facétieux, croisé dans le hall de Vivendi. A ses côtés, le président du directoire, Arnaud de Puyfontaine, éclate de rire. Quelques jours plus tôt, il avait eu cette remarque énigmatique : “Seul Vincent est le maître du temps.” Un autre des grands dirigeants du groupe résume en une demi-phrase la complexité du personnage : “Il n’y a que lui qui sait.”

Lire la suite sur Challenges.fr