NETTALI.COM – Le parc éolien de Taïba Ndiaye n’est pas bâti sur du vent. En présence du ministre Mouhamadou Makhtar Cissé et de plusieurs autres autorités, l’entreprise britannique Leleka a réceptionné, ce  jeudi, les premières pièces de turbines éoliennes. Erigé sur 40 hectares, le projet aura à terme une capacité de production électrique de 158 MW. Ce qui fait dire au ministre que c’est le plus grand parc d’Afrique subsaharienne.

« C’est un grand projet qui a mobilisé 200 milliards de F Cfa. C’est un financement privé. L’Etat du Sénégal, qui n’a déboursé le moindre franc, a signé un contrat avec des privés. C’est le premier projet de parc éolien au Sénégal qui vient renforcer ce qui s’est fait jusqu’ici avec le solaire pour accroître la capacité de production de la SENELEC», s’est réjoui Makhtar Cissé, ministre de l’Energie et du Pétrole, lors de la cérémonie de réception des premières pièces de turbines éoliennes.

En présence de Massaer Cissé, patron de l’entreprise britannique Leleka,  du Directeur Général de la Senelec, Pape Mademba Bitèye, du Directeur Général du Port Autonome de Dakar, Ababacar Sadikh Bèye, d’Ibrahima Wade, directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (BOS), de l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal et de son homologue d’Angleterre, le ministre a déclaré qu’en Afrique subsaharienne, seule l’Afrique du Sud a fait mieux que le Sénégal, dans ce domaine.

Ce parc représente 15% de la production du Sénégal, économie de 300 000 tonnes de CO2

Ce parc, qui représente 15% de la capacité de production du Sénégal, sera composé de 46 turbines éoliennes pouvant produire chacun 3,46 MW. Il fournira de l’électricité à plus de deux millions de personnes au Sénégal.

En marge de cette cérémonie, le ministre de l’Energie a informé que le gouvernement supporte, à hauteur de 200 milliards F CFa, le coût de l’électricité au Sénégal, à travers une politique de subvention. Il espère que l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz découverts sous nos cieux permettra d’endiguer les contrecoups néfastes de la flambée du prix du pétrole.