NETTALI.COM – L’affaire des rétrocommissions de la SUDATEL qui avait défrayé la chronique sous le règne de Me Wade, semble connaitre son épilogue, si on en croit le quotidien “Libération” qui a rapporté des rebondissements à ce sujet.

Selon les informations exclusives de libération et publiées ce jeudi, le parquet a transmis son réquisitoire définitif au doyen des juges qui a clôturé l’instruction depuis plusieurs mois. Et dans ce réquisitoire, le ministère public demande tout simplement le non-lieu pour Thierno Ousmane Sy car, d’après le maître des poursuites, l’instruction n’a pas permis de révéler l’existence de commissions reçues par Thierno Ousmane Sy qui, faut-il le préciser, a toujours contesté les faits devant les enquêteurs et face au juge d’instruction. « Non, je n’ai pas reçu la somme de 10 millions de dollars de Monsieur Kéba Keinde. Ce montant correspond à un mail repris par le journal «la gazette» et qui réclamait pour des tiers, le paiement de 10 millions de dollars US pour des prestations. J’avais à l’époque le devoir de vérifier que l’adjudicataire provisoire de la licence n’avait pas un conflit avec un tiers qui pourrait exposer sa solvabilité. J’ai donc vérifié en appelant Sudatel pour savoir de quoi il s’agissait. À l’issue de cette conversation, Sudatel avait compris que l’État n’avait pas identifié celui qui réclamait ces sommes dans ce processus et qu’il n’y avait pas donc lieu de payer 10 millions de dollars us. Ce qui n’a jamais été fait et donc jamais perçu par qui que ce soit», avait confié «Tos» comme on le surnomme.
Et Kéba Keinde qui était visé dans le cadre de la même affaire, sans avoir été entendu une seule fois? nos sources ignorent la position du parquet sur son «cas».

Libération promet d’y revenir dans ces prochaines éditions. « Concernant Thierno Ousmane Sy en tout cas, une chose est sûre : le dernier mot revient au magistrat instructeur qui peut suivre ou ne pas suivre le représentant du ministère public qui a effectivement requis le non-lieu total », se réserve, toutefois, le journal.