NETTALI – Une trentaine de députés de l’Alliance pour la République, voire du groupe Benno Bokk Yakaar, manœuvrent en sous-sol pour faire faire échouer le projet de réforme portant, essentiellement, sur la suppression du poste de Premier ministre. C’est le quotidien L’AS qui donne l’information dans son édition de ce mercredi 24 avril 2019.

Selon notre confrère, les cagoulards motivent leur décision par le fait que le député risque de perdre la plupart de ses prérogatives si la loi est votée. Autre grief : la mise à l’écart de tous les responsables de la première heure de l’Apr, tant au Cabinet du Président que dans le gouvernement.

L’As, en outre, révèle la tenue de réunions secrètes pour mieux préparer ce qui s’apparente à un vote-sanction, d’autant plus que les frondeurs sont sûrs que le taux de 3/5 requis pour la modification constitutionnelle ne sera pas atteint. Pour preuve, sur les 129 députés de BBY, seuls 88 députés étaient présents au Palais, lors d’une audience avec le chef de l’Etat, tenue récemment.

Cette atmosphère nous rappelle celle qui avait prévalu à la veille du 23 juin 2011, quand des parlementaires du camp du pouvoir avaient déchiré le projet de Me Abdoulaye Wade.