NETTALI.COM - Quelques heures après le limogeage de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé sa démission dans une déclaration solennelle adressée aux Sénégalais.

« Après une profonde réflexion, mûrie dans le silence, la responsabilité et le sens de l’État, j’ai décidé de démissionner de mes fonctions de Président de l’Assemblée nationale du Sénégal », écrit-il.

Dans son message, El Malick Ndiaye affirme que son départ procède d’un « choix personnel » guidé par sa conception des institutions, de la responsabilité publique et de « l’intérêt supérieur de la Nation ».

Il dit quitter ses fonctions avec le sentiment du devoir accompli, après avoir œuvré au renforcement de l’institution parlementaire, au respect des principes de transparence, au contrôle de l’action publique et à la modernisation de l’Assemblée nationale.

Le désormais ex-président de l’Assemblée a adressé des remerciements aux députés de la majorité comme de l’opposition, à l’administration parlementaire ainsi qu’aux militants et sympathisants de PASTEF Les Patriotes.

 « Leur engagement constant, leur fidélité aux idéaux de transformation et leur confiance ont constitué pour moi une source permanente de force», souligne-t-il.

Dans un contexte de crise politique ouverte au sommet de l’État, El Malick Ndiaye insiste sur la nécessité de préserver la stabilité des institutions, le dialogue républicain, la paix civile et la cohésion nationale.  « L’intérêt supérieur du Sénégal doit demeurer, en toutes circonstances, notre boussole commune », affirme-t-il.

Cette démission spectaculaire intervient dans un climat extrêmement tendu marqué par la rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, les divisions internes à Pastef et les débats autour du partage du pouvoir au sommet de l’Exécutif.

Le départ du président de l’Assemblée nationale ouvre désormais une nouvelle zone d’incertitude institutionnelle, alors que le pays traverse l’une des crises politiques les plus sérieuses depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Diomaye–Sonko en 2024.