NETTALI.COM - Face à la presse, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est longuement revenu sur la situation des supporters sénégalais toujours détenus au Maroc après la finale de la CAN 2025. Un dossier sensible dans lequel le chef de l’État assume une ligne de fermeté, tout en reconnaissant les limites de l’action diplomatique.
D’emblée, le président a tenu à rappeler que l’État du Sénégal a mobilisé tous les leviers possibles pour obtenir leur libération. Assistance juridique, démarches diplomatiques, médiations religieuses et interventions au plus haut niveau : "ce serait une erreur de penser qu’on n’en a pas assez fait", a-t-il insisté.
Mais au-delà des efforts engagés, Bassirou Diomaye Faye a surtout dénoncé la lourdeur des sanctions infligées aux supporters, qu’il juge disproportionnées au regard des pratiques habituelles dans ce type d’affaires.
"On sait que leur condamnation est sévère et injuste. D’habitude, ces cas se terminent par des amendes, une interdiction de stade ou de séjour, voire une peine avec sursis. Là, ça dépasse le cadre sportif ", a-t-il martelé.
Le chef de l’État souligne que cette situation dépasse désormais la simple dimension sportive, ce qui complique davantage toute issue rapide. Malgré cela, le Sénégal dit avoir respecté les procédures en vigueur dans le pays hôte, allant jusqu’à renoncer à faire appel après le jugement initial, dans une volonté d’apaisement.
À la surprise générale, ce sont toutefois les autorités marocaines qui ont décidé de poursuivre la procédure judiciaire en interjetant appel, prolongeant ainsi l’incertitude autour du sort des supporters.
Dans ce contexte, Bassirou Diomaye Faye a révélé avoir personnellement saisi Mohammed VI, saluant au passage l’organisation globale de la CAN tout en sollicitant une grâce royale en faveur des détenus sénégalais.
"S’il reste autre chose à faire, qu’ils nous le disent", a lancé le président, appelant implicitement à une ouverture du côté marocain. Tout en réaffirmant la solidité des relations entre Dakar et Rabat, il a insisté sur la nécessité de trouver une issue humaine à ce dossier, qui continue de susciter une vive émotion au Sénégal.






