NETTALI.COM - Lors d’une conférence de presse, la coalition Diomaye-Président a insisté sur l’implication de tous les acteurs, y compris du Parlement, dans l’élaboration des avant-projets de loi.

La conférence de presse de la coalition Diomaye-Président a été marquée par une prise de parole d’Aminata Touré, venue défendre la démarche ayant conduit aux réformes institutionnelles en cours. L’ancienne Première ministre a notamment tenu à lever toute ambiguïté sur le processus d’élaboration des textes.

Face aux journalistes, elle a insisté sur le caractère inclusif et participatif des réformes engagées par le président Bassirou Diomaye Faye, soulignant leur ancrage dans la tradition sénégalaise du dialogue politique.

Selon Aminata Touré, les avant-projets de loi sont le fruit d’un travail entamé depuis plusieurs mois, à travers deux cadres majeurs de concertation : les Assises de la justice (2024) et le Dialogue national sur le système politique (2025).

Ces rencontres ont permis, d’après elle, de dégager des recommandations largement partagées par les acteurs politiques, la société civile et les différentes forces vives.

« Nous sommes dans une démarche de consensus », a-t-elle défendu, rejetant toute idée de réforme imposée.

L’un des points centraux de son intervention a porté sur le rôle du Parlement dans la préparation des textes.

Aminata Touré a affirmé que le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, ainsi que le président du groupe parlementaire, Ayib Daffé, ont été directement impliqués dans le processus, notamment à travers un comité de relecture.

« Ils sont parfaitement informés et impliqués depuis le début », a-t-elle insisté.

Pour elle, cette participation démontre que les réformes ne sont pas le produit d’une initiative isolée de l’exécutif, mais bien d’un travail collectif.

« Ce n’est pas un travail enfermé dans un bureau », a-t-elle martelé.

Aminata Touré a rappelé les principaux axes des réformes engagées :

  • la révision de la Constitution,
  • la création d’une Cour constitutionnelle,
  • la réforme du Code électoral, avec l’instauration d’une CENI,
  • la refonte du cadre juridique des partis politiques.

Ces textes traduisent, selon elle, les engagements du chef de l’État en matière de transparence électorale, de séparation des pouvoirs et de régulation de la vie politique.

Déjà rendus publics, les avant-projets doivent être examinés en Conseil des ministres avant leur transmission à l’Assemblée nationale.

En attendant, Aminata Touré appelle les citoyens, les médias et les acteurs politiques à s’approprier ces réformes.

Elle les qualifie de « participatives et consensuelles », estimant qu’elles constituent une opportunité de consolidation de la démocratie sénégalaise.

À travers cette sortie, la coalition Diomaye-Président cherche aussi à installer un récit : celui d’une réforme collective, légitime et transparente.

Reste à savoir si cette lecture sera partagée par l’ensemble de la classe politique, dans un contexte où les réformes institutionnelles sont souvent au cœur des rapports de force.