NETTALI.COM - Libéré pour raison médicale par le juge, l’ancien coordonnateur du PRODAC voit sa remise en liberté contestée par le parquet financier, qui a immédiatement fait appel.
Nouveau rebondissement dans l’affaire du PRODAC. Le sort de Mamina Daffé, ancien coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires, cristallise désormais un véritable bras de fer judiciaire entre le juge d’instruction et le parquet financier.
Selon les informations disponibles, le magistrat instructeur a ordonné la mise en liberté de Mamina Daffé pour raisons médicales, estimant que son état de santé justifiait un aménagement de sa détention.
Mais cette décision n’a pas tardé à être contestée. Le parquet financier s’y est opposé et a immédiatement interjeté appel, bloquant de fait la mesure ordonnée par le juge.
Cette réaction traduit la fermeté du ministère public dans ce dossier sensible, marqué par des soupçons de malversations dans la gestion du PRODAC.
Ce désaccord met en lumière les tensions classiques entre les différentes composantes de la justice le juge d’instruction, garant des libertés individuelles et le parquet, chargé de défendre l’intérêt de la société et de veiller à la rigueur des poursuites.
La décision finale reviendra désormais à la juridiction d’appel, qui devra trancher entre les impératifs de santé invoqués par la défense et les exigences de poursuite défendues par le parquet.
Au-delà du cas personnel de Mamina Daffé, cet épisode relance l’attention autour de l’affaire PRODAC, devenue emblématique des enquêtes sur la gestion des fonds publics au Sénégal.
En attendant la décision de la cour d’appel, l’ancien coordonnateur reste au cœur d’une bataille judiciaire qui pourrait faire jurisprudence sur la gestion des détentions pour raisons médicales dans les affaires financières.






