NETTALI.COM - Suite à la polémique née lors du festival Pencum Niany, la députée Mame Diarra Fam est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme une méconnaissance des équilibres institutionnels.

La députée Mame Diarra Fam a vivement réagi à l’incident survenu à Koumpentoum, où un préfet a exigé que des parlementaires se lèvent à son arrivée, sous peine de quitter la tribune officielle.

Dans une sortie sans détour, elle estime que cette exigence constitue une faute protocolaire. Selon elle, un député, élu au suffrage universel direct, ne saurait être soumis à une telle injonction de la part d’un représentant de l’administration territoriale.

« Un député ne se lève pas devant un ministre de l’Intérieur, encore moins devant un préfet », soutient-elle, rappelant la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif. À ses yeux, la fonction parlementaire confère une légitimité équivalente à celle des plus hautes autorités élues.

S’appuyant sur son expérience à l’Assemblée nationale, Mame Diarra Fam insiste sur l’importance du respect des institutions et des rôles de chacun. Elle souligne que si un député choisit de se lever, cela relève de la courtoisie, et non d’une obligation protocolaire.

La parlementaire déplore par ailleurs ce qu’elle qualifie de « dérive de prétention » et appelle à plus de retenue dans l’exercice de l’autorité administrative. Elle estime que les représentants de l’État doivent faire preuve d’humilité et de respect envers les élus du peuple, qui exercent également un rôle de contrôle sur l’action gouvernementale.

Enfin, elle invite à apaiser les tensions et à éviter d’amplifier une situation qui, selon elle, ne devrait pas prendre les proportions d’un scandale, tout en rappelant la nécessité d’un respect mutuel entre institutions dans le fonctionnement de la République.