NETTALI.COM - Lors de la rentrée solennelle du stage du Barreau, ce jeudi 9 mars 2026, le Chef de l’État a placé l’indépendance judiciaire et la réforme des institutions au sommet des priorités nationales. Pour Bassirou Diomaye Faye, le développement du Sénégal est intrinsèquement lié à la solidité de son système de justice.

C’est un véritable plaidoyer pour une refonte systémique qu’a livré ce jeudi 9 avril 2026 le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. En présidant la cérémonie officielle de la rentrée solennelle de la conférence du stage du Barreau du Sénégal, le Chef de l’État a lancé un appel vibrant à l’unité. Il invite désormais l’ensemble des acteurs du monde judiciaire à « continuer ensemble à bâtir une justice accessible, équitable et digne de la confiance du peuple sénégalais ».

Pour le Chef de l’État, le chantier de la justice n’est pas une option, mais une condition sine qua non à l’émergence du pays. « Aucun développement durable ne peut être envisagé sans une justice forte et sans une justice crédible », a-t-il martelé, s’engageant solennellement à parachever les réformes déjà entamées.

Cette transformation s’inscrit dans la vision globale du nouveau régime, portée par le triptyque « Juub, Jubel, Jubanti ». Ce socle, fondé sur la droiture, la transparence et la réforme profonde des institutions, doit, selon le Président, permettre d’ériger l’indépendance de la justice en « priorité absolue ».

L’indépendance : une exigence, pas un slogan

Répondant aux attentes des acteurs du Barreau et de la magistrature, Bassirou Diomaye Faye a tenu à clarifier sa vision de l’autonomie judiciaire. « Une justice indépendante n'est pas un slogan, c'est une exigence démocratique, une exigence sociétale », a-t-il affirmé. Selon lui, cette indépendance est le rempart qui « garantit l'égalité des citoyens devant la loi, protège les libertés et les droits fondamentaux et assure la stabilité de la nation ».

Au-delà des principes, le Président a rassuré sur la mise en œuvre de moyens concrets. Il compte poursuivre les réformes pour consolider cette indépendance tout en améliorant les conditions de travail des acteurs du système, avec un objectif clair : renforcer la confiance des Sénégalaises et des Sénégalais envers leur justice.

 Modernisation et investissement sur l'humain

L’autre pilier de cette réforme est la modernisation structurelle. Le Chef de l'État estime qu'une justice forte est avant tout une justice de compétences. À ce titre, il prône un « investissement collectif » sur les acteurs judiciaires, passant par le recrutement, l'ouverture du concours du Barreau et une formation d'excellence. Son diagnostic est sans appel : « une justice forte repose sur des acteurs solidement formés ». C’est dans ce sillage que s’inscrit la récente pose de la première pierre de l’École des Avocats, destinée à façonner des professionnels rigoureux et éthiques.

En outre, Bassirou Diomaye Faye a replacé le rôle de la norme juridique dans un contexte mondial instable, marqué par une crise du multilatéralisme et une banalisation du recours à la force. Face à ces menaces à la paix internationale, il a réitéré la position diplomatique du pays. « Le Sénégal demeure fidèle à ses principes : attachement au multilatéralisme, respect du droit international et promotion du règlement pacifique des différends », a-t-il précisé.

Le Chef de l'État a conclu en affirmant que le Sénégal continuera de défendre ses intérêts « avec fermeté mais toujours dans le respect des règles et des valeurs qui fondent la communauté internationale », érigeant ainsi le droit en bouclier, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de nos frontières.