NETTALI.COM -  La tension monte à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Dans un communiqué rendu public le 6 avril, le Collectif des amicales s’en prend au Centre des oeuvres universitaires de Dakar (COUD), qu’il accuse de priver les étudiants de leurs droits fondamentaux en maintenant fermés les pavillons F et B.

Selon le Collectif, cette décision est “arbitraire” et constitue une atteinte à la dignité des étudiants. L’organisation exige l’ouverture immédiate des deux pavillons et fixe un ultimatum de quarante-huit heures aux autorités compétentes pour agir. À défaut, elle annonce le passage à une nouvelle phase de mobilisation.

Au-delà de la question du logement, le Collectif met en avant la situation des étudiants affectés par les événements récents. Il demande leur dédommagement, évoquant des pertes matérielles importantes, notamment des ordinateurs, téléphones et documents académiques.

Le communiqué insiste également sur la gravité des blessures subies par certains étudiants, évoquant des fractures, des traumatismes et des séquelles irréversibles nécessitant une prise en charge urgente.

Le texte souligne par ailleurs que le Collectif avait jusque-là opté pour une posture de retenue, en observant un silence destiné à favoriser le dialogue. Une démarche qui, selon lui, n’a pas été suivie d’effets. Face à ce qu’il considère comme un mutisme des autorités et une absence de solutions concrètes, le ton se durcit.

Parmi les autres revendications figure le paiement intégral des rappels de bourses.

Le Collectif avertit également que toute réforme issue des assises sans l’implication des représentants des étudiants serait jugée illégitime et rejetée par la communauté estudiantine. Ce communiqué intervient dans un contexte de crispation persistante au sein de l’université, où les questions liées aux conditions de vie et d’études continuent d’alimenter les tensions entre étudiants et autorités administratives.