NETTALI.COM - La Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (FSTRS) a entamé une grève de 72 heures, ce lundi 30 mars 2026, sur l'ensemble du territoire national. Un mot d'ordre largement suivi dans les grandes villes du pays, entraînant d'importantes difficultés de déplacement pour les usagers et une forte baisse de l'activité économique, liée à un problème de mobilité.
Afin de dénoncer la dégradation du système de transport, la prolifération des transports illégaux, les tracasseries policières et les rackets sur les routes, la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (FSTRS) a entamé, ce lundi 30 mars 2026, sa première journée de grève de 72 heures, causant beaucoup de désagréments aux usagers.
À Dakar, la circulation est inhabituellement fluide sur les grands axes, en raison de l'absence des cars rapides et des minibus « Ndiaga Ndiaye ». Une paralysie qui touche également la gare routière des Baux Maraîchers à Pikine, où les véhicules desservant l'intérieur du pays, restent stationnés.
Si les bus de l'AFTU continuent de circuler dans certains quartiers, leur nombre est insuffisant pour répondre à la demande. Les usagers se massent ainsi aux points stratégiques comme la Patte d’Oie ou Colobane, espérant trouver un moyen de transport rare et surchargé.
À Kaolack, le débrayage est total dans les cinq garages de taxis de la commune. Les chauffeurs dénoncent notamment le blocage de leurs licences de transport depuis cinq ans, les obligeant à circuler avec de simples attestations qui limitent leurs déplacements au périmètre urbain. En l'absence de taxis et de minibus, les habitants se tournent vers les charrettes et les motos-taxis « Jakarta » qui ont augmenté leurs tarifs. Les syndicalistes locaux préviennent que le mouvement pourrait être prolongé si les autorités ne proposent pas de solutions concrètes à leurs revendications.
La situation est identique à Ziguinchor, où les responsables de la gare routière annoncent un taux de suivi de la grève proche de 100 %. Aucun poids lourd ni véhicule de transport en commun ne circule dans la capitale régionale du sud. D'ailleurs, ce sont les conducteurs de Jakarta qui profitent de la situation avec des recettes importantes.
Face à ce blocage national, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres, Yankhoba Diémé, a demandé aux gouverneurs de région de prendre des mesures pour sécuriser les chauffeurs qui souhaitent poursuivre leur travail. Les syndicats se disent toutefois prêts au dialogue avec l'État pour trouver une issue durable à cette crise.






