NETTALI.COM - Le rejet par l’Union Africaine de la résolution de soutien en faveur de Macky Sall n’a aucune aucune incidence sur le processus de vote. L'ancien président du Sénégal garde encore intactes ses chances de remplacer António Guterres.

Contrairement à une idée répandue, le Secrétaire général des Nations unies n’est pas élu au suffrage des États membres de l'ONU. Sa désignation obéit à une procédure bien précise, dominée par le Conseil de sécurité, où les grandes puissances jouent un rôle décisif.

La procédure débute au sein du Conseil de sécurité, organe stratégique de l’ONU composé de 15 membres, dont cinq permanents ayant un droit de véto (États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni). Ce sont eux qui mènent les négociations autour des candidatures. Dans un premier temps, les diplomates procèdent à des consultations informelles. Ces votes indicatifs, organisés à huis clos, permettent de tester les candidats et d’identifier celui qui pourrait faire consensus.

Mais un obstacle majeur peut surgir contre un candidat : le droit de veto. Chacun des cinq membres permanents peut bloquer une candidature, même si celle-ci bénéficie d’un large soutien. En pratique, cela signifie qu’aucun candidat ne peut être nommé sans l’accord implicite des  5 grandes puissances.

Une fois un consensus trouvé, le Conseil de sécurité adopte une résolution recommandant un seul candidat. Ce choix est ensuite transmis à l’Assemblée générale.

L’Assemblée générale, qui regroupe les 193 États membres de l’ONU, procède alors à un vote de confirmation. Dans les faits, cette étape reste largement formelle : elle entérine presque toujours la décision du Conseil de sécurité.

Ces deux étapes bouclées, le Secrétaire général est nommé pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Plusieurs titulaires ont exercé deux mandats, confirmant une certaine stabilité à ce poste clé.