NETTALI.COM - Le Conseil des ministres de ce mercredi a entériné un vaste mouvement de nominations dans le secteur de la santé, marqué notamment par un changement à la tête de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP). Alioune Ibnou Talib Diouf a été remplacé par Aïssatou Sougou, dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du secteur.
Cette décision intervient après plusieurs mois de polémique, notamment liée à l’affaire Softcare, qui a mis en lumière des dysfonctionnements au sein de l’ARP et suscité de nombreuses critiques.
Parmi les réactions, celle du député Guy-Marius Sagna n’est pas passée inaperçue. Dans une publication, l’élu a rappelé avoir interpellé le gouvernement dès mars 2025, à travers une question écrite, pour contester la nomination du désormais ex-directeur général. Il affirme avoir alerté sur des éléments qu’il jugeait incompatibles avec les fonctions exercées, bien avant l’éclatement du scandale Softcare.
« Le gouvernement aurait pu et dû m’écouter il y a douze mois », a-t-il déclaré, soulignant n’avoir jamais reçu de réponse à ses interpellations.
Le parlementaire indique avoir réitéré sa demande de limogeage en décembre 2025, estimant que les événements survenus depuis ont confirmé ses inquiétudes. Il critique également l’attitude du ministère de la Santé, accusé d’avoir ignoré ses alertes.
Pour Guy-Marius Sagna, la décision prise en Conseil des ministres constitue une reconnaissance implicite de la pertinence de ses mises en garde. Il y voit aussi une illustration du rôle de contrôle dévolu aux députés.
Au-delà de cette réaction politique, ce changement à la tête de l’ARP s’inscrit dans une séquence plus large de réorganisation du secteur de la santé, sous le regard attentif de l’opinion publique, dans un contexte où les questions de régulation pharmaceutique et de sécurité sanitaire restent particulièrement sensibles.






