NETTALI.COM - À l'occasion de la Journée internationale des droits de la femme célébrée ce dimanche 08 mars 2026, l'Union nationale des mareyeuses du Sénégal a tenu à exprimer ses doléances majeures. C'est le sous le thème « Égalité des genres et droit des femmes et des filles », que l'Union nationale des mareyeuses du Sénégal a célébré le 8 mars. L'union en a profité pour interpeller les autorités sur le climat d'insécurité et les obstacles persistants dans l'accès aux financements publics auquel ses membres sont confrontées.

La vice-présidente de l'organisation, Fatou Diagne, a tenu à porter la voix de ces travailleuses de l'ombre en précisant : « Nos préoccupations, nous ne cesserons de les souligner quand l’occasion se présente. D’abord, nous les femmes mareyeuses sommes très vulnérables parce que nous exerçons un métier très sensible. Il a toujours été dédié aux hommes. Mais maintenant, les femmes ont commencé à exercer ce métier qui est le mareyage et qui consiste à vendre du poisson, à le distribuer à tous les niveaux, national comme international. Ces femmes-là que nous sommes rencontront beaucoup de difficultés, notamment des problèmes liés à leur sécurité. Parce qu’aujourd’hui nous travaillons dans les marchés aux poissons de Dakar, de Kaolack, de Touba, on se réveille à 4 heures du matin pour aller sur leurs lieux de travail et sommes confrontées à des menaces réelles, quotidiennes et vraiment c’est déplorable ».

Au-delà des risques physiques, la représentante a pointé du doigt un manque de reconnaissance institutionnelle qui freine l'épanouissement économique de la filière.

Poursuivant son intervention, celle-ci de souligner les failles de l'aide étatique : « Après les problèmes de sécurité, nous avons également des problèmes d’accompagnement parce que, comme j’ai l’habitude de le dire, nos dirigeants peut-être ignorent l’apport de ces femmes à la société, leur rôle, leur contribution au développement du pays. Malheureusement, elles sont mal accompagnées. Pratiquement, les efforts que l’État fait par rapport à ces femmes-là, ne se font pas réellement sentir  ».