NETTALI.COM – Le climat social est polaire dans les universités du Sénégal, où l’on note une recrudescence des manifestations des étudiants. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne, est ainsi dans le collimateur de ces étudiants.

Montée d’adrénaline dans les universités, depuis quelque temps. Hier, le campus de l’université du Sine-saloum, El Hadj Ibrahima Niass (Kaolack), a été le théâtre d’affrontements entre les étudiants et les forces de l’ordre. Les étudiants de l’Ussein revendiquent la « mise à disposition d’un Master, la construction d’infrastructures adéquates » répondant aux normes internationales et l’augmentation du budget qui a connu cette année un déficit d’un milliard F CFa. Ce trou d’air cause « l’absence répétée des professeurs pour manque de rémunération ».

A l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, des étudiants en Master 2 ont étalé leur courroux ce matin, en déplorant le non-paiement de bourses depuis juillet, alors qu’ils ne disposent pas de logement.

Mor Niang, l’un des coordonnateurs du Collectif Master 2 2018 / 2019 déclare qu’ils ont épuisé toutes les voies de discussion possibles avec les autorités universitaires, à commencer par le recteur. « Il ne nous reste que la bourse d’accompagnement et on refuse de nous la payer », ajoute-t-il. « Ce n’est pas de gaité de cœur que nous érigeons des barrières pour bloquer les accès qui mènent à l’université. », déplore Mor Niang, qui accuse le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne, de  tous les noms d’oiseaux. « Nous déclarons le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne, persona non grata à l’université. On vient juste de commencer. Nous en avons marre », prend date le porte-parole du collectif. « L’argent que l’on gaspille dans les tournées économiques du président ou pour acheter u nouvel avion de commandement suffit pour payer les bourses des étudiants », indique-t-il.

Pour votre gouverne, l’Etat doit 390 000 à chaque étudiant. Au total, il sont 1500 étudiants, selon Mor Niang.

A l’université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès, les étudiants ont bloqué la circulation au niveau de la Route nationale 2 et brûlé des pneus au niveau de quelques axes routiers. Dans l’enceinte de l’UIDT, une voiture a également été incendiée.

Ces étudiants réclament, entre autre doléances, les travaux de réhabilitation du site de l’Isep qui doit être livré à l’Ufr  et la réhabilitation des travaux de finition des locaux de l’UIDT en chantier depuis longtemps.