NETTALI.COM - La dynamique de soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) continue de s’élargir. Dans des communiqués rendus publics à Dakar, les partis Renaissance Républicaine (RR) et Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC), le mouvement "Nouvelle Responsabilité / Jamm Ji (NR/J)" et L’Alliance des Forces de Progrès (AFP), ont tour à tour exprimé leur appui à cette candidature portée au niveau africain.
Dans sa déclaration datée du 5 mars 2026, la Renaissance Républicaine estime que la candidature de Macky Sall intervient dans un contexte international marqué par des crises multiples, notamment les conflits armés, les dérèglements climatiques et les inégalités économiques. Selon cette formation politique, la communauté internationale a aujourd’hui besoin d’un leadership capable de renforcer le multilatéralisme et de favoriser la réconciliation des intérêts entre les nations.
Pour la RR, cette candidature représente également une opportunité pour le Sénégal de valoriser son héritage diplomatique fondé sur la stabilité, le dialogue et la recherche du consensus. Le parti considère en outre qu’elle pourrait constituer une avancée majeure pour l’Afrique dans la reconnaissance de son rôle dans la gouvernance mondiale, à un moment où les équilibres internationaux sont appelés à mieux refléter la diversité des peuples et des régions du monde.
Dans le même sens, l’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) d'Anta Babacar Ngom a publié, le 4 mars 2026, un communiqué officiel dans lequel elle apporte un “soutien résolu et sans ambiguïté” à la candidature de Macky Sall. Le parti souligne que cette ambition dépasse les rivalités politiques internes et s’inscrit dans une perspective plus large de représentation du Sénégal et de l’Afrique sur la scène internationale.
L’ARC rappelle que, malgré les divergences politiques qui ont pu exister par le passé avec l’ancien chef de l’État, l’intérêt supérieur du pays doit primer. Selon le parti, l’heure est venue pour les acteurs politiques et institutionnels de transcender les clivages afin de porter une candidature sénégalaise forte à la tête de l’ONU. Dans cette optique, l’ARC appelle l’État du Sénégal à mobiliser l’ensemble de son appareil diplomatique et institutionnel pour soutenir cette candidature, tout en invitant la jeunesse, la société civile et la diaspora à se saisir de ce moment qu’elle considère comme porteur d’enjeux historiques. À travers ces différentes prises de position, plusieurs formations politiques sénégalaises affirment ainsi leur volonté de voir la voix du Sénégal et, au-delà, celle de l’Afrique, peser davantage dans les instances internationales.
Tout comme le mouvement "Nouvelle Responsabilité / Jamm Ji (NR/J)" a exprimé son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans un communiqué rendu public à Dakar, l’organisation se félicite de l’initiative prise par le président du Burundi, également président en exercice de l’Union africaine (UA), de porter cette candidature au nom du continent.
Dans son message, NR/J invite l’ensemble des forces vives du Sénégal à examiner cette candidature dans un esprit républicain et avec une vision panafricaine, en dépassant les clivages politiques internes et les considérations personnelles. Pour le mouvement, l’enjeu dépasse les débats nationaux et s’inscrit dans la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa présence et son influence dans les grandes instances internationales. Nouvelle Responsabilité / Jamm Ji exprime ainsi son appui à la démarche engagée par la présidence de l’Union africaine et appelle les autorités sénégalaises à accompagner pleinement cette dynamique diplomatique afin de porter une candidature africaine forte à la tête des Nations unies. Selon le mouvement, l’accession d’un Africain à ce poste stratégique pourrait contribuer à une meilleure reconnaissance du rôle du continent dans la construction d’un ordre international plus juste, plus équilibré et plus solidaire.
L’Alliance des Forces de Progrès (AFP) embouche la même trompette. Dans une déclaration rendue publique, le jeudi 5 mars, il a affirmé son soutien à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu).
Dans ce document, le parti dirigé par Moustapha Niasse salue le profil d’un “leader charismatique et expérimenté”, estimant que Macky Sall a démontré sa capacité à relever les défis majeurs auxquels le monde est confronté. L’AFP souligne notamment son engagement en faveur de la paix, du développement durable et du dialogue entre les nations.
La formation politique met également en avant l’expérience internationale de l’ancien chef de l’État sénégalais, rappelant qu’il a présidé des institutions régionales et continentales de premier plan, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union africaine (UA). Selon l’AFP, l’élection de Macky Sall à la tête de l’Onu permettrait de renforcer la voix de l’Afrique sur la scène internationale, dans un contexte mondial marqué par de multiples crises et défis. Le parti appelle ainsi les forces politiques et sociales du Sénégal ainsi que les partenaires internationaux à soutenir cette candidature.
Rappelons aussi que le mercredi 4 mars, La République des Valeurs (RV) avait, dans un communiqué rendu, exprimé son soutien total à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Thierno Alassane Sall et cie considèraient ainsi cette candidature comme une opportunité majeure pour le Sénégal et pour l’Afrique.
Selon le texte signé par le porte-parole Dr Samba Faye, il s’agit d’”une candidature africaine” et, surtout, de la première fois qu’un Sénégalais ambitionne d’accéder à une fonction internationale aussi stratégique. À ce titre, la formation politique estimait qu’elle devrait être “encouragée et soutenue sans équivoque par toutes les forces vives de la Nation”.
La République des Valeurs s’était même inquiété du contexte dans lequel cette candidature avait été introduite. Le parti soulignait ainsi que celle-ci a été déposée par le président du Burundi en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, et non directement par l’État du Sénégal. Une situation que la formation juge préoccupante, estimant que Dakar aurait dû jouer un rôle plus actif dans la défense de cette initiative diplomatique.
Dans le communiqué, la RV interpellait également le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, l’appelant à se placer “au-dessus des clivages politiques” pour défendre ce qu’elle considèrait comme un enjeu national et continental.






