NETTALI.COM - L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) And Gueusseum a lancé son huitième plan d’action, marqué par une intensification de la mobilisation tout au long du mois de mars 2026. Grèves perlées, boycott d’activités et assemblées générales figurent au programme, dans un contexte de tensions persistantes avec les autorités.
Dans un communiqué, l’organisation syndicale annonce l’organisation de grèves perlées de 48 heures par semaine, la tenue d’assemblées générales départementales de mobilisation ainsi que le boycott des activités jugées non essentielles dans les structures sanitaires.
Le mouvement dénonce ce qu’il qualifie de « manœuvres dilatoires » de la part du gouvernement et une volonté de « pourrissement du conflit » dans un secteur qu’il considère comme stratégique. En guise de protestation, And Gueusseum prévoit notamment de boycotter les réunions de coordination, les staffs, les supervisions, les ateliers de formation et les rencontres de partage.
Le syndicat se félicite des résultats enregistrés lors des précédentes grèves des 26 et 27 février 2026, évoquant des « scores exponentiels » qu’il présente comme la preuve de son implantation dans les structures sanitaires à tous les niveaux.
Malgré les retenues opérées sur les salaires des agents grévistes, And Gueusseum appelle ses membres à maintenir la mobilisation. L’organisation rappelle qu’en 2018, après 17 plans d’action, des avancées avaient été obtenues sans ponctions salariales, notamment la signature de décrets relatifs à la Fonction publique locale, la création de nouveaux corps pour les techniciens supérieurs de santé, la révision des plans de carrière ou encore l’intégration de plusieurs agents contractuels dans la Fonction publique.
Le syndicat conteste également la légalité des retenues sur salaire liées aux mouvements de grève, estimant qu’elles ne doivent ni avoir un caractère punitif ni être appliquées de manière « à géométrie variable ».
Dans son communiqué, And Gueusseum interpelle le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, ainsi que les plus hautes autorités de l’État, évoquant des demandes d’audience restées sans suite et un « passif social » qu’il considère comme la principale source des tensions actuelles.
Le huitième plan d’action prévoit :
- des assemblées générales départementales du 1er au 30 mars ;
- des grèves perlées les 5 et 6 mars, les 12 et 13 mars ainsi que les 26 et 27 mars ;
- le boycott des réunions, ateliers et supervisions du 12 au 30 mars.
Le syndicat précise que les urgences seront assurées, tout en annonçant une évaluation du mouvement prévue le 31 mars à Dakar.






