NETTALI.COM - Le président américain Donald Trump a donc appelé, samedi 28 février, les Iraniens à « s'emparer du pouvoir » à l'occasion de l'opération militaire « majeure » qu'il a ordonnée contre l'Iran, et dont il a d'ores et déjà prévenu qu'elle pourrait occasionner des « pertes » américaines.

Le président américain Donald Trump, qui passe le week-end en Floride, a annoncé par un message vidéo diffusé d'abord sur son réseau Truth Social le début de l'opération « Fureur épique » - le nom a été dévoilé par le Pentagone. Il a parlé « d'opérations militaires majeures » et « massives », rendues nécessaires par des menaces qu'il a décrites comme « imminentes », sans mentionner du tout une autorisation ou consultation du Congrès américain, qui dispose selon la Constitution du pouvoir de déclarer la guerre.
Coiffé d'une casquette blanche ciblée USA, en costume et chemise, il a esquissé les objectifs de l'opération : « Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie de missiles ». « Nous allons réduire à néant leur marine », a-t-il ajouté, derrière un pupitre portant le sceau présidentiel américain, avec en fond des drapeaux et un rideau de couleur bleu marine. « Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant des menaces imminentes venues du régime iranien », a-t-il justifié.
La liberté à « portée de main »
Le dirigeant républicain a, de manière explicite, appelé à un renversement des autorités iraniennes. « L'heure de votre liberté est à portée de main », a-t-il lancé au peuple iranien. « Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir », a-t-il encore dit, en affirmant : « Ce sera probablement votre seule chance en plusieurs générations ». Donald Trump les a aussi avertis que l'opération en cours serait de grande ampleur : « Restez à l'abri. Ne quittez pas vos maisons. Il est très dangereux de sortir. Des bombes vont tomber partout ».
« Ils n'auront jamais d'arme nucléaire »
Le républicain a toutefois lancé lui-même plusieurs opérations militaires importantes depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, par exemple en frappant des sites nucléaires iraniens en juin, ou encore en faisant capturer le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro début janvier. Il n'a jamais sollicité l'aval du Parlement, ce qui lui a valu de féroces critiques de l'opposition démocrate et quelques protestations, pour l'instant encore isolées, dans son camp, le parti républicain.
« Ils n'auront jamais d'arme nucléaire », a encore dit Donald Trump ce samedi à propos des dirigeants iraniens, assurant que Téhéran avait « rejeté toutes les occasions » de renoncer à la bombe atomique dans les discussions menées avec les États-Unis. Selon lui, l'Iran tentait de « reconstruire » son programme nucléaire après les frappes de juin dernier et voulait « développer des missiles à longue portée » qui auraient été, à terme, capables d'atteindre le territoire américain.
« Aux membres des Gardiens de la révolution islamique, aux forces armées, et à toute la police, je dis aujourd'hui que vous devez déposer les armes et avoir une immunité totale ou, dans le cas contraire, faire face à une mort certaine », a menacé le milliardaire de 79 ans. Donald Trump a jugé que l'Iran s'était rendu coupable de « terrorisme de masse » à plusieurs reprises depuis la révolution islamique de 1979 et a asséné : « Nous ne le tolérerons plus ».
Le président américain semblait préparer les esprits des Américains à une opération militaire contre l'Iran depuis quelques jours, en parallèle du processus diplomatique.






