NETTALI.COM - La réforme est désormais actée. Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, dans un communiqué daté du 25 février 2026, l’opérationnalisation, dès la session 2026, de la directive gouvernementale portant suppression du concours d’entrée en classe de 6e pour l’année scolaire 2025-2026. Cette décision, adoptée en Conseil des ministres le 3 octobre 2025, prévoit que l’orientation des élèves vers le collège se fera désormais sur la base du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), dont l’organisation sera maintenue et réaménagée.
Le paysage éducatif sénégalais s’apprête à connaître une mutation profonde. Par une circulaire officielle datée du 25 février 2026, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé l’opérationnalisation de la réforme supprimant le concours d’entrée en classe de Sixième. Cette décision, qui prendra effet dès la session de 2026, marque une volonté de rupture avec un système de sélection jugé trop élitiste au profit d’une scolarité obligatoire plus fluide, plus inclusive et conforme aux ambitions de démocratisation du savoir portées par l’État.
L'un des piliers majeurs de cette directive repose sur la transformation de la transition entre l'élémentaire et le moyen. En éliminant le concours, le ministère ne se contente pas de supprimer une barrière administrative ; il impose une nouvelle dynamique d'accompagnement. Les autorités académiques sont désormais sommées de mettre en place des dispositifs de soutien pédagogique permanents pour les candidats au Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE). L'objectif est clair : s'assurer que le passage du CM2 à la Sixième ne soit plus perçu comme un obstacle insurmontable, mais comme une étape naturelle du cursus scolaire, facilitée par une collaboration étroite entre les directeurs d'écoles et les principaux de collèges.
Défis logistiques et accueil des effectifs
Cette réforme structurelle soulève néanmoins des défis logistiques de grande ampleur que les services déconcentrés de l'éducation doivent anticiper sans délai. La suppression du concours implique mécaniquement une augmentation du flux d'élèves accédant au cycle moyen. Pour parer à toute saturation, le ministère exige un état des lieux rigoureux de l'environnement des établissements et une évaluation précise des besoins en personnel. Il s'agit de préparer l'accueil effectif de chaque élève de Sixième dans des conditions décentes, tout en menant des campagnes de sensibilisation auprès des parents et des partenaires sociaux pour garantir l'adhésion de tous à ce nouveau paradigme.
Parallèlement à la suppression du concours, le document signé par le Secrétaire Général Papa Malick Ndao durcit les règles de gestion du CFEE afin de garantir la crédibilité de l'examen. La nouvelle organisation limite désormais le nombre de candidats à 250 par centre, tout en imposant des ratios d'encadrement stricts : deux surveillants par salle et un correcteur pour un maximum de 80 copies.
Cette professionnalisation s'accompagne d'un virage numérique, avec l'identification systématique d'enseignants compétents en informatique pour assurer la saisie des données, réduisant ainsi les marges d'erreur et les délais de publication des résultats.






