NETTALI.COM- Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Alioune Badara Kandji, a initié une série d’échanges avec les différentes composantes de l’institution dans l’objectif de restaurer la sérénité au sein du campus, suite aux violences ayant entraîné le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba.

Le retour à une stabilité s’annonce au sein de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans un communiqué, il est noté que le professeur Kandji s’est entretenu avec les partenaires sociaux afin d’ explorer des pistes de sortie de crise.

Conformément aux informations officielles, il a successivement rencontré la coordination du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES), la section Ucad du Syndicat unitaire des enseignants du Sénégal (SUDES/ESR), ainsi que l’intersyndicale des Personnels administratif, technique et de service (PATS).

Devant ces représentants, « le recteur a reconnu que le campus pédagogique a subi les répercussions des événements survenus au Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) », soulignant par conséquent « l’urgence d’œuvrer pour une issue heureuse au bénéfice de l’université. Les structures syndicales ont, pour leur part, insisté sur la nécessité d’apaiser la situation et de privilégier le dialogue ».

Le professeur Mamadou Bodian, coordonnateur du SAES, a ainsi affirmé que « nous devons sauver l’année et préserver l’université de toute violence ».

Pour le compte du SUDES/ESR, le professeur Sylvestre Kouakou a soutenu que le dialogue « est la seule solution. Il doit être inclusif et inclure les étudiants ».

Les PATS ont partagé cette vision en estimant que les discussions doivent impérativement associer «ceux qui sont élus par leurs pairs».

Les organisations syndicales ont assorti leur médiation de demandes claires, réclamant la libération des étudiants encore en détention, la réouverture du campus social et le rétablissement des amicales étudiantes.
Concernant le volet judiciaire, le recteur a indiqué que sur les 107 étudiants initialement interpellés, 104 ont retrouvé la liberté. Il a toutefois précisé que les trois derniers ont été déférés au parquet, rendant toute intervention de sa part impossible à ce stade.

Pour ce qui est du campus social, le professeur Kandji espère une réouverture « dans les meilleurs délais ». Il a par ailleurs justifié la suspension des amicales « comme une mesure conservatoire destinée à faire retomber la tension. Le Conseil académique pourrait se réunir pour les rétablir dès que le calme sera revenu ».