NETTALI.COM - Des éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP) ont été déployés pour assurer la sécurité du vice-président de l’Ong islamique Jamra, Mame Makhtar Guèye, dans un contexte de fortes tensions liées à l’annonce de la publication d’une liste controversée.

Dans une publication sur sa page Facebook officielle, l’Ong Jamra a annoncé que des agents de la Brigade d’intervention polyvalente ont été détachés pour assurer la protection rapprochée de son vice-président.

L’organisation, par la voix de son président exécutif, l’imam Massamba Diop, a exprimé sa reconnaissance envers le directeur général de la Police nationale, Mame Seydou Ndour, pour avoir « bien voulu détacher des éléments de la Bip pour la garde rapprochée » de Mame Makhtar Guèye.

Cette décision intervient dans un climat de tension marqué par les récentes prises de position de l’organisation.

La mesure de sécurité fait suite à l’annonce par Jamra de la publication prochaine d’une liste de personnes que l’Ong affirme détenir.

Toutefois, jeudi dernier, l’organisation a indiqué avoir été sollicitée par l’un de ses conseils, Me Seydou Diagne, actuellement en déplacement à Paris, pour différer cette publication.

Selon Jamra, l’avocat a recommandé d’attendre son retour avant toute diffusion de la liste, évoquant la nécessité d’encadrer juridiquement la démarche.

Les responsables de l’Ong ont précisé que cette initiative s’inscrirait dans la continuité d’actions similaires menées par le passé. Ils ont notamment rappelé qu’en 1985, l’organisation avait rendu publique une liste de « 25 francs-maçons » en collaboration avec Me Babacar Niang.

L’annonce de cette nouvelle publication suscite déjà de vives réactions dans l’opinion publique et alimente les débats sur les questions de libertés individuelles, de sécurité et de respect de la vie privée.

À ce stade, aucune communication officielle des autorités n’a été faite sur les implications juridiques éventuelles de cette initiative, tandis que la publication de la liste reste suspendue au retour de l’avocat de l’organisation.