NETTALI.COM - Le Gouvernement du Sénégal poursuit ses efforts de lutte contre les inondations avec la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de Gestion des Eaux pluviales et d'Adaptation au Changement climatique (PROGEP 2). D’un coût global de 182 miliards de FCFA, ce projet ambitieux (2021-2029) bénéficie du soutien financier de partenaires internationaux de premier plan comme la Banque mondiale (167 millards de FCFA) et le Fonds nordique de Développement (4,6 milliards de FCFA). Vice- président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a effectué une visite, ce mecrerdi 11 février à l'unité 9 de Keur Massar Jaxaay.
Les realisations de la deuxième phase du Projet de Gestion des Eaux pluviales et d'Adaptation au Changement climatique (PROGEP 2) dont la mise en œuvre est assurée par l'Agence de Développement municipal (ADM) à Jaxaay Keur Massar sont effectives. Le populations de cette localité de la banlieue de Dakar bénéficient d'un bassin de rétention, terrain de foot, pavage, aire de jeux, salle de sport...
"Ce que nous inaugurons ici n'est pas seulement un ensemble d’infrastructure. C'est la matérialisation d'une vision partagée.
L’État du Sénégal a démontré un engagement résolu à protéger ses populations contre les inondations récurrentes qui menacent les zones périurbaines de Dakar.
Le Projet de Gestion des Eaux Pluviales et d'Adaptation au Changement Climatique Phase II (PROGEP II) s'inscrit pleinement dans cette dynamique nationale.
La Banque mondiale, à travers l'Association Internationale de Développement (IDA), accompagne cette ambition en tant que partenaire solide, aux côtés du Fonds Nordique de Développement et du Gouvernement du Sénégal. Le financement total mobilisé s'élève à environ 318 millions de dollars, soit plus de 175 milliards de francs CFA, permettant de déployer des infrastructures de drainage résilientes au climat et de renforcer la planification urbaine dans les zones les plus vulnérables de Dakar.
Ici à Keur Massar, ce chiffre se matérialise par des routes qui, il y a encore peu de temps, étaient impraticables pendant des mois. Il prend aussi vie à travers un bassin de rétention qui, lors de la dernière saison des pluies, a fait exactement ce pour quoi il a été conçu : absorber, retenir, protéger", a déclaré le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest.
"Depuis le démarrage du projet, plus de 50 kilomètres de réseaux de drainage primaire et secondaire ont été mis en place dans les communes de Keur Massar Nord, Keur Massar Sud et Jaxaay-Parcelles. Plus de 30 kilomètres de routes ont été pavées. Environ 1330 hectares ont été protégés contre les inondations récurrentes, bénéficiant à 220 000 personnes dans la région de Dakar.
En créant ces structures, nous créons aussi des opportunités d'emploi pour les jeunes de Keur Massar, des emplois dans l'entretien, dans la gestion, dans la mobilisation sociale.
Quand nous parlons d'emploi des jeunes, nous ne parlons pas de promesses abstraites. Nous parlons des jeunes d'ici qui, demain, seront les gardiens de ce système hydraulique. Nous parlons de compétences, de revenus, de dignité", a-t-il ajouté.
Avant de poursuivre :
"Et puis, il y a ce terrain de football que nous inaugurons ensemble aujourd’hui. Certains pourraient se demander : pourquoi un terrain de sport dans un projet de drainage ?
La réponse est simple : parce qu'une communauté résiliente n'est pas seulement une communauté protégée des inondations. C'est une communauté qui a des espaces pour se rassembler, pour jouer, pour rêver.
Ce terrain ainsi que les équipements sportifs et l'espace dédié aux enfants—sont des symboles puissants. Ils disent : "Keur Massar n'est pas juste un endroit où l'on survit. C'est un endroit où l'on vit, où l'on grandit, où l'on bâtit l'avenir".
En réalité, les travaux réalisés par l’ADM répondent aux besoins immédiats, à la suite des graves inondations survenues à Keur Massar, principalement imputable au déficit criard d’infrastructures d’assainissement pluvial auquel est confrontée cette zone.






