NETTALI.COM - L’offensive judiciaire visant d’anciens dignitaires du régime de Macky Sall franchit une nouvelle étape. L’Assemblée nationale a engagé une procédure de mise en accusation contre Moussa Bocar Thiam, ancien ministre de la Communication et des Télécommunications, et Abdoulaye Diouf Sarr, ex-ministre de la Santé.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de reddition des comptes impulsée par les nouvelles autorités, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye et le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko.

Réuni en séance de bureau, le Parlement a examiné la requête introduite par le Garde des Sceaux, Yassine Fall. Les dossiers des deux anciens ministres ont été officiellement transmis, ouvrant la voie à une éventuelle comparution devant la Haute Cour de justice, juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

La Conférence des présidents a rapidement arrêté le calendrier d’examen :

  • 19 février 2026 à 11 heures : étude du projet de mise en accusation en commission technique ;
  • 23 février 2026 à 11 heures : vote en séance plénière.

Si la résolution est adoptée, Moussa Bocar Thiam et Abdoulaye Diouf Sarr rejoindront la liste des anciens ministres déjà mis en accusation.

Cinq figures de l’ancien régime ont déjà été renvoyées devant la Haute Cour de justice : Moustapha Diop, Mansour Faye, Ismaïla Madior Fall, Aïssatou Sophie Gladima et Salimata Diop.

Ces procédures font suite aux conclusions du rapport de la Cour des comptes, qui a mis en lumière des irrégularités présumées dans la gestion de certains départements ministériels sous l’ancien régime, dans le cadre de la gestion des fonds Force-Covid.

Avec cette nouvelle étape, la majorité parlementaire confirme sa volonté de poursuivre le processus judiciaire engagé contre d’anciens responsables gouvernementaux, dans un contexte politique marqué par une forte attente de transparence et de responsabilité publique.