NETTALI.COM - Le Sénégal est en deuil. Seydou Madani Sy, ancien recteur d’université, ancien ministre, ancien Médiateur de la République et ancien membre de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), est décédé ce jour à Dakar, a-t-on appris de sources proches de sa famille.

Figure éminente du monde universitaire et de l’administration publique sénégalaise, Seydou Madani Sy a marqué plusieurs décennies de la vie institutionnelle du pays par son engagement en faveur du dialogue, de la réforme de l’État et du service public. Universitaire respecté, il a occupé les fonctions de recteur, avant d’être appelé à exercer d’importantes responsabilités gouvernementales en tant que ministre, puis comme Médiateur de la République, poste dans lequel il s’est illustré par sa recherche constante de consensus et de solutions pacifiques aux différends entre l’administration et les citoyens.

Son parcours s’est également distingué par sa participation aux travaux de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), où il a contribué aux réflexions sur la modernisation de l’État, le renforcement de la démocratie et l’amélioration de la gouvernance publique.

Homme de rigueur intellectuelle et de grande discrétion, Seydou Madani Sy était reconnu pour son sens élevé de l’État, son attachement aux valeurs républicaines et sa profonde culture du dialogue. Sa disparition constitue une perte majeure pour le Sénégal, en particulier pour le monde académique et les institutions républicaines.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé sa « profonde tristesse » à la suite du décès de Monsieur Seydou Madani Sy, figure marquante de l’administration et de la vie institutionnelle sénégalaise.

Dans son message, le chef de l’État rend hommage à un « grand serviteur de l’État », rappelant le parcours exceptionnel de celui qui fut notamment « Premier Recteur de l’Université de Dakar, ancien Garde des Sceaux et Médiateur de la République ».

Selon le président, Seydou Madani Sy a « marqué durablement notre pays » par « son engagement, sa rigueur morale et son attachement constant aux valeurs de la République ».

S’adressant à la famille du défunt, à ses proches, ainsi qu’aux « communautés universitaire et judiciaire », Bassirou Diomaye Faye a présenté ses « condoléances émues », concluant par une prière : « Que la terre lui soit légère. »