NETTALI.COM - Après plusieurs années de combat judiciaire, Anta Babacar Ngom Diack a finalement été rétablie dans ses droits par la justice sénégalaise dans l’affaire de l’hypothèque frauduleuse de son immeuble situé aux Almadies. Une décision qui met un terme à une tentative de spoliation immobilière portant sur un bien estimé à près de 4 milliards de francs CFA.
L’affaire porte sur un immeuble R+5 en bordure de mer, illégalement hypothéqué sur la base de faux documents afin d’obtenir un près bancaire auprès d’Orabank. Selon l’accusation, les mis en cause — Momar Samb, Tamsir Ndiaye, Tahir Hann et Ndèye Penda Dieng — auraient utilisé une fausse procuration et de faux états financiers pour monter l’opération, présentant frauduleusement le bâtiment comme un simple immeuble nu.
Présente à l’audience devant la Cour d’appel de Dakar, Anta Babacar Ngom, aujourd’hui députée à la 15ᵉ législature et cheffe d’entreprise à la tête de Sedima, a réaffirmé avec fermeté n’avoir « jamais vendu son immeuble ni donné procuration à quiconque ». Elle a également déclaré n’avoir jamais connu les personnes mises en cause, qualifiant les faits de tentative manifeste de spoliation.
Les faits remontent à 2021 et avaient conduit, en première instance, à de lourdes condamnations pour faux, usage de faux et usurpation d’identité. Malgré les dénégations des prévenus en appel, le Parquet avait requis la confirmation des peines prononcées, estimant les charges suffisamment établies.
À l’issue de cette longue procédure, la justice a reconnu les droits légitimes de la propriétaire, annulant les effets de l’hypothèque frauduleuse et rétablissant Anta Babacar Ngom dans la pleine jouissance de son bien.
Se disant soulagée et satisfaite, elle a salué une décision qui, selon elle, honore l’institution judiciaire et envoie un signal fort contre les pratiques de faux et de spoliation foncière. « La vérité a fini par triompher. Je fais confiance à la justice de mon pays et je suis heureuse qu’elle ait permis de rétablir mes droits », a-t-elle confié à l’issue de l’audience.
Cette affaire emblématique rappelle les enjeux cruciaux liés à la sécurisation du foncier et à la lutte contre la fraude documentaire, dans un contexte où les tentatives de spoliation immobilière restent une préoccupation majeure au Sénégal.






