NETTALI.COM - Condamné récemment à deux mois de prison ferme pour escroquerie immobilière, l’ancien député de l’APR, Seydina Fall alias « Bougazelli », voit son horizon judiciaire s’assombrir davantage. Déjà incarcéré, il a été extrait de sa cellule par la Sûreté urbaine de Guédiawaye à la suite d’une nouvelle plainte déposée pour abus de confiance, révélant la persistance de pratiques controversées dans ses activités immobilières.
L’ancien parlementaire n’en a manifestement pas fini avec la justice. À peine condamné à deux mois de prison ferme pour une affaire d’escroquerie immobilière portant sur près de deux millions de francs CFA, Seydina Fall, plus connu sous le sobriquet de « Bougazelli », fait désormais face à une nouvelle procédure pénale.
Selon des sources proches de l’enquête, l’agent immobilier a été extrait de sa cellule par les éléments de la Sûreté urbaine (SU) du commissariat central de Guédiawaye, à la suite du dépôt d’une plainte pour abus de confiance. Cette nouvelle affaire a été initiée par une dame A. Sall, qui a saisi les services de police le 11 décembre dernier.
Dans sa déposition, la plaignante explique avoir été mise en relation avec un courtier, identifié sous le nom de M. Ndiaye, dans le cadre de la location d’un appartement appartenant à Seydina Fall. Après des échanges jugés concluants, un accord aurait été trouvé pour la mise à disposition du logement. À la suite de cet arrangement, Bougazelli aurait encaissé, dès le mois de novembre 2025, la somme de 370 000 francs CFA, remise contre décharge.
Toutefois, malgré les engagements pris, l’appartement promis n’a jamais été livré à la locataire. Les délais annoncés ont expiré sans que le bien ne soit mis à disposition, poussant la plaignante à saisir la police, estimant avoir été victime d’un abus de confiance caractérisé.
Après son extraction de prison, Seydina Fall a été placé en garde à vue, sur instruction et après avis du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko. Les enquêteurs s’attellent désormais à faire la lumière sur les responsabilités respectives des mis en cause, notamment celle du courtier cité dans la plainte.
Cette nouvelle affaire vient alourdir un peu plus le passif judiciaire de l’ancien député de l’Alliance pour la République. Déjà poursuivi par plusieurs plaignants dans des dossiers similaires, Bougazelli est devenu, ces derniers mois, une figure récurrente des chroniques judiciaires liées aux litiges immobiliers.
Alors que les investigations se poursuivent, cette accumulation de plaintes interroge sur l’ampleur réelle des pratiques reprochées à l’ancien élu et sur les conséquences pénales à venir. Pour Seydina Fall, l’issue de ces multiples procédures pourrait bien sceller durablement son avenir judiciaire.






