NETTALI.COM- À l'approche du message à la Nation du Président Bassirou Diomaye Faye, le mouvement citoyen Y’en a marre a tenu à confronter le chef de l’État au bilan de ses engagements précédents. Par la voix de son coordonnateur Oumar Cyrille Touré, dit Thiat, l'organisation manifeste son impatience face à ce qu'elle considère comme une stagnation des grands chantiers de réforme.
Le mouvement Y'en a marre estime que le discours de fin d'année doit impérativement servir d'état des lieux pour les promesses non encore concrétisées, notamment celles issues des Assises de la justice. Bien que le pouvoir dispose désormais d'une majorité parlementaire, Y’en a marre déplore l'absence d'initiatives pour restreindre les prérogatives du procureur, mettre fin aux détentions préventives prolongées ou abroger les législations jugées liberticides comme l'arrêté Ousmane Ngom.
La question de la transparence et de la gestion des ressources nationales figure également au cœur des préoccupations du mouvement. Thiat s'interroge publiquement sur l'issue des procédures de reddition des comptes, pointant du doigt la libération de certaines personnalités sans jugement préalable et l'opacité entourant la destination des fonds récupérés.
Sur le plan énergétique, le mouvement exige des clarifications précises concernant la renégociation annoncée des contrats pétroliers ainsi qu'un bilan transparent de l'exploitation actuelle des hydrocarbures.
Sur le volet social et économique, le constat reste mitigé. Si Y’en a marre reconnaît une baisse du prix de certains matériaux de construction, il souligne que la problématique du coût de la vie demeure entière, particulièrement en ce qui concerne le loyer à Dakar qui ne connaît aucune baisse réelle malgré les législations existantes.
Le mouvement interpelle aussi le Président sur la nécessité de réduire le train de vie de l'État et de relancer les initiatives citoyennes comme les journées de nettoiement. Les critiques s'étendent enfin à la gestion de la crise universitaire, au chômage des jeunes, aux licenciements jugés abusifs et à la protection des acteurs culturels, tout en dénonçant une recrudescence des interpellations policières qui tranche avec les espoirs de changement initialement portés par le régime.






