NETTALI.COM - Pour la première fois de son histoire, la lutte sénégalaise se dote d’une Fédération dirigée par un président élu. Bira Sène a été porté ce dimanche à la tête de la nouvelle instance fédérale, au terme d’un scrutin historique qui marque un tournant majeur dans la gouvernance et la structuration de ce sport emblématique du Sénégal.
La lutte sénégalaise vient de franchir un cap décisif. Réunis ce dimanche, les acteurs de la discipline ont élu Bira Sène premier président de la Fédération sénégalaise de lutte, consacrant ainsi une profonde réforme institutionnelle longtemps attendue par le monde de l’arène. Avec 110 voix, il s’impose nettement devant son principal challenger, Kéba Kanté, crédité de 70 suffrages, tandis que l’ancienne icône Manga 2 ferme la marche avec 18 voix.
Cette élection marque une rupture historique avec les anciens modes de gestion et symbolise la volonté collective de moderniser la discipline, de renforcer sa crédibilité institutionnelle et d’inscrire son développement dans un cadre plus structuré et professionnel.
Porté par une large adhésion, Bira Sène hérite désormais d’une mission lourde mais stratégique : bâtir une fédération forte, inclusive et capable de répondre aux nombreux défis de la lutte sénégalaise. Parmi les chantiers prioritaires figurent la structuration des compétitions, la protection des acteurs (lutteurs, encadreurs et promoteurs), la formation, la transparence financière et la reconnaissance internationale de la discipline.
L’élection de Bira Sène traduit également une volonté de renouveau générationnel et de gouvernance plus moderne. Elle intervient dans un contexte où la lutte, sport roi au Sénégal, occupe une place centrale dans la vie sociale, économique et culturelle du pays, tout en étant confrontée à des enjeux de sécurité, d’organisation et de professionnalisation.
En portant à sa tête un président élu dans un cadre fédéral, la lutte sénégalaise entre résolument dans une nouvelle ère. Les attentes sont immenses, mais l’espoir est tout aussi grand : celui de voir l’arène sénégalaise se hisser à un niveau d’organisation à la hauteur de son prestige et de son rayonnement populaire.






