NETTALI.COM - Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a tenu à rassurer les députés, vendredi, sur l’état des discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Interpellé lors de la séance plénière consacrée aux questions d’actualité, il a assuré que les négociations “se passent très bien”.

Reconnaissant que la question de la dette demeure un enjeu majeur, Cheikh Diba a affirmé que le gouvernement dispose d’une stratégie claire pour en assurer la gestion : « La problématique de la dette est là […] mais nous allons la gérer », a-t-il déclaré devant les élus.

Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a tenu à contextualiser le rôle de l’institution financière internationale. Il a rappelé que le FMI n'intervient pas comme un partenaire ordinaire, mais comme un “prêteur en dernier ressort”, chargé d’appuyer les États confrontés à des contraintes financières ou à des besoins de stabilité macroéconomique.

Selon lui, la présence du FMI contribue également à crédibiliser la politique économique nationale : « Le FMI garantit la confiance vis-à-vis d’un État, parce que les partenaires lui font davantage confiance qu’à certains gouvernements », a expliqué le ministre, soulignant l’importance de cette relation pour l’accès aux financements extérieurs.

Cheikh Diba ajoute, toutefois, que le FMI a des doutes sur la capacité du Sénégal de rembourser 6000 milliards par an, ce qui correspond aux besoins courants du Sénégal en paiement de capital, besoins de trésorerie, etc. Ce que les autorités sénégalaises réfutent. "Le FMI pense que le Sénégal n'est pas capable d'assurer un financement de 6000 milliards d'année en année, sur l'horizon de l'analyse de la viabilité de la dette. Nous, nous estimons qu'il est possible (de le faire). En 2025, les besoins étaient de 5 700 milliards, et nous l'avons géré de la manière la plus sereine", a déclaré le ministre.

Ce dernier réfute cependant les rumeurs sur des négociations tendues avec le FMI. "Nous sommes en train de trouver une solution. Au moment où je vous parle, nous avons présenté une stratégie de gestion active de la dette (...) Nous vous donnons l'assurance que les négociations avec le FMI se passent très bien. La problématique de la dette, mais nous allons la gérer et nous sommes sur la voie", termine-t-il.