NETTALI.COM - Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a fermement rejeté, vendredi à l’Assemblée nationale, les accusations faisant état d’une prétendue « dette cachée » de l’État. Interpellé lors de la séance de questions d’actualité présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre a balayé la controverse d’un revers de main, estimant que le débat repose sur une incompréhension des mécanismes de gestion de la dette publique.
« Sonko waxna deug : Ku wax dette cachée amul danga khamul ! » a-t-il lancé, affirmant qu’aucune dette ne peut être qualifiée de « cachée » si l’État en assure régulièrement le remboursement. Selon lui, la polémique n’a « aucun fondement » puisque les engagements incriminés étaient bel et bien connus de l’administration, même si les données les concernant n’étaient pas correctement consolidées dans les statistiques officielles.
Abdourahmane Sarr explique que la différence entre les 75 % de dette initialement annoncés et les 119 % identifiés après correction provient d’« erreurs de remontée de données » et non d’une dissimulation délibérée. « Si vous savez qu’une dette existe et que vous la payez, elle n’est pas cachée. La révision des chiffres relève d’un processus normal d’assainissement », a-t-il insisté.
Le ministre appelle à dépasser les polémiques pour se concentrer sur la mise en œuvre de réformes structurelles destinées à assainir durablement les finances publiques et renforcer la transparence dans la gestion des engagements de l’État.





