NETTALI.COM - La crise au sommet de l'Etat est une "situation difficile". Tel est l'aveu exprimé, le dimanche 23 novembre par Mouhamed Ayib Daffé. Le secrétaire général de Pastef était l'invité de l'émission « «Objection » sur Sud fm.
Secrétaire général de Pastef et président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, Mouhamed Ayib Daffé se veut clair. A l'en croire, entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, "il n'y a pas de différence idéologique". "Pour le moment, c'est dans l'approche et la démarche qu'il y a des divergences", a-t-il laissé entendre, dimanche à l'émission « Objection » sur Sud fm.
Toutefois , Ayib Daffé avoue que "la situation est difficile, inattendue". "Nous comprenons donc l'exaspération des militants et sympathisants", dit-il avant de rassurer : "nous allons travailler à renforcer la cohésion entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, mais assurer à surmonter les contradictions."
D'ailleurs, il révèle que le Bureau politique de Pastef a profité de sa rencontre avec le Président Bassirou Diomaye Faye pour lui demander de "revenir aux principes, aux valeurs du parti". "Le président a réaffirmé qu'il est toujours membre de Pastef. Et nous lui avons rappelé qu'on est d'accord pour la restructuration de la coalition, mais elle doit se faire autour de Pastef qui est la locomotive et le parti majoritaire au sein de la coalition", dit-il. Non sans préciser : "Les positions n'ont pas varié à l'issue de la rencontre" entre le Bureau politique de Pastef et Bassirou Diomaye Faye.
Cependant, Mouhamed Ayib Daffé admet la personne d'Aminata Touré choisie par le chef de l'Etat pour restructurer la coalition "Diomaye président" leur pose problème. "Aminata Touré, elle-même, est un facteur de division parce qu'elle n'a pas de bons rapports avec Pastef", déplore-t-il. Avant d'ajouter : "Elle est en train de l'entrainer à renier ses propres engagements. Ce qu'elle est en train de faire ce n'est pas une restructuration, mais un recyclage de ses anciens camarades de l'APR et de Benno Bokk Yakaar qui n'ont jamais soutenu le projet, qui ne croient pas à la rupture. C'est insulter nos martyrs."






